nénette

date : 1903 registre moderne : 5 fréquence : 17

nénette & Nénette n.f.

■ (général) Fille, jeune femme, femme ; appellatif affectueux à jeune femme aimée ; ■ > (spécialement) prostituée, (prostituée jeune tenue à l'écart du milieu, prostituée généralement jeune et jolie qu'un souteneur garde pour lui seul)

Synonyme : femme (général)

1976 j'ai un copain, il maquait trois gonzesses […] Bon, une de ses nénettes […] lui fait une embrouille et se tire sous prétexte de voler de ses propres ailes. 1976. Le nouveau visage de la prostitution 1977 Et puis y a des femmes qui sont dressées pour les soldats, pour la bravoure, ou alors le repos du soldat. Ce sont des femmes spéciales, des « nénettes » qu'on les appelle, des « nanas ». 1977. Une vie de cheval 1977 Des nénettes y'en aura beaucoup plus que des mecs 1977. La boum 1952 À peine engagés dans l'avenue de Neuilly, je vois deux nénettes en coquetterie avec trois godelureaux qui leur balancent de l'agacerie à coups de carotte élastique et de trombone soufflant 1952. Mon taxi et moi 1952 Il avait commencé du mauvais pied, par l'astuce de deux nénettes court-vêtues, qui m'avaient joliment feinté 1952. Mon taxi et moi 1952 les Nénettes mal élevées, les candides, les proies, les sentimentales 1952. Mon taxi et moi 1966 Chaque fois que je rencontre une nénette, je cherche à quel animal elle correspond 1966. Calone est arrivé 1903 Au revoir, mon adorée, mon amour, ma nénette, ma petite chatte. Je te baise les lèvres et ta petite langue. 1903. Les enracinées <8 citation(s)>

NÉNETTE, subst. fém. Arg. ou pop. A. − Jeune fille; femme. Pour finir, le héros se fait caser une nénette par la copine d'un copain de boulot (Les Lettres fr., 17 sept. 1969, p.8, col. 2).V. nana ex. de B. Groult. − En partic. Jeune femme avec laquelle on entretient des relations amoureuses. Ma nénette, sa nénette. − Hypocoristique. [À propos d'une pers. ou d'une chose] [Un zouave] sous un tir de barrage... s'adressait à sa mitrailleuse: «T'en fais pas, ma nénette,... tu chanteras aussi ton couplet» (D'esparbès, Ceux de l'an 14, 1917, p.154). B. − Prostituée: Il jouait les cocottes. À dix pfennigs la passe, dont cinq pour la nénette, bientôt, tout le Stalag, chez moi, avait des dettes. J'en ai vu se priver de manger pour baiser. R. Forlani, Guerre et paix au café Sneffle, 4 ds L'Avant-scène, 1969, n.428, p. 32. Prononc.: [nenεt], [nε-]. Étymol. et Hist. a) 1917 terme hypocoristique (D'Esparbès, loc. cit.); b) 1954 «jeune femme» (Le Breton, Razzia, p.99). Orig. incertaine; différentes hypothèses ont été proposées: hypocoristique de Nana*; de nénet « sein », v. néné; dimin. fam. et pop. d'un prénom fém. (Antoinette, Jeannette...); de pon(n)ette « jeune fille; prostituée », ces origines différentes ayant pu converger pour constituer le mot (v. Cellard-Rey). Bbg. Morin (Y. Ch.). The Phonology of echo-words in French. Language. Baltimore. 1972, t.48, p.106. (tlfi:nénette) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 278