chineur

date : 1847 fréquence : 18

chineur

& chineur-brocanteur

n.

Chiffonnier achetant sa marchandise ; marchand de peaux de lapin et qui achète tout (itinérant) ; brocanteur ; marchand d'habits d'occasion se fournissant de préférence auprès du personnel des hôtels de premier ordre ; qui court les rues pour acheter de vieux habits, acheteur chercheur de pièces rares ; ramasseur ; marchand des rues ; colporteur ; emprunteur

Synonyme : chiffonnier, emprunteur, brocanteur, colporteur

Usage : chiffonnier

1867 Le marchand d'habits d'occasion appelle chineur le confrère ambulant qui exploite plus particulièrement les hôtels de premier ordre, fait commerce d'amitié avec les valets de chambre des riches étrangers ou des fils de famille qui grignotent leur patrimoine. À ces liaisons peu dangereuses, le chineur, – s'il est habile […] emporte sous son bras, moyennant deux petits écus, ou un pantalon édité par Alfred, le fort ténor des tailleurs parisiens, ou un gilet sorti du cerveau de Chevreuil, ou un habit trouvé par Dusautoy durant une nuit d'insomnie… En un mot, le chineur est un frelon… 1867. Les chineurs
1860 J'aurais pu vous faire faire connaissance avec des chineurs ou des trolleurs, mais j'ai préféré vous montrer la boutique d'un marchand en demi-gros 1860. Le métier du chiffon, dans Paris qui s'en va et Paris qui s'en vient
1860 Le chineur achète tout, depuis les cure-dents fatigués jusqu'aux galeries de tableaux, et il a toujours chez lui un Raphaël ou un Rembrandt 1860. Le métier du chiffon, dans Paris qui s'en va et Paris qui s'en vient
1909 Des roublards, qui souvent n'avaient pas le sou dans leur poche, pauvres diables de chineurs, jaloux de leurs grands complices, ne s'avisèrent-ils pas d'aller prendre part à ce scrutin d'un genre particulier ? 1909. Les bandes noires - Etude sur l'exploitation des vendeurs, producteurs, négociants, etc. (Les Plaies Sociales)
1909 tel autre a pignon sur rue, ou fermes en provinces, qu'on a connu menant la vie de misère du petit chineur dépenaillé, en quête de la moindre loque, du moindre objet de rebut, qu'il achetait et revendait à des prix de détresse 1909. Les bandes noires - Etude sur l'exploitation des vendeurs, producteurs, négociants, etc. (Les Plaies Sociales)
1885 le chineur est le type de l'aristocrate 1885. La hotte du chiffonnier
1885 Au-dessus du placier se trouve le chineur. Celui-ci ne pique pas dans la rue et ne cherche pas son pain dans les boîtes à ordures ; le chineur ne ramasse pas, il achète ; c'est un commerçant 1885. La hotte du chiffonnier
1885 C'est un vieux chineur qui tire péniblement une charrette informe dont les roues raccommodées en plus d'un endroit semblent devoir céder au premier choc qu'elles auront à subir 1885. La hotte du chiffonnier
1965 chez les chineurs (les chiffonniers), c'est-à-dire ceux qui déballent encore leurs marchandises à même le sol tous les samedis matin à l'aube. 1965. Guides puces
1965 Les meilleurs clients des chineurs sont les brocanteurs des marchés et les antiquaires parisiens. 1965. Guides puces
1965 On appelle également « chineur » les habitués de Puces, ceux qui n'hésitent pas à fouiller pour trouver l'objet rare, la pièce unique 1965. Guides puces
1986 Les vrais chineurs peuvent encore découvrir quelques pièces rares qui ne leur son confiées par le vendeur qu'avec circonspection et après bien des palabres. 1986. Rue Saint-Denis. Rites, personnages et secrets du quartier le plus chaud de Paris
1972 À la base, grouillent les ramasseurs, les chiffonniers, les chineurs dans l'argot du métier. Ils collectent la ferraille « domestique », qu'ils revendent à un demi-grossiste qui fait un premier tri avant de la vendre à un grossiste. 1972. Les gangs de la ferraille
1972 La ferraille collectée par les chineurs ne représente qu'une infime partie de ce que les gros achètent. L'essentiel de leurs ressources vient des déchets de l'industrie et de la récupération du matériel au rebut. 1972. Les gangs de la ferraille
1928 Ferraille-à-vendre, un biffin dégourdi […], un « placier » qui avait payé deux cents francs le droit de vider les boîtes des Galeries de la Belle Couturière, rue de Sèvres, et qui, après s'être établi chineur-brocanteur, à Montrouge, l'avait plaquée. 1928. La racaille
1928 Et, aussi, que si, par hasard, on trouvait le fafiot de cent balles dans une poubelle, ça serait tout ce qu'il y a de robignol pour s'établir chineur. Oh ! ce rêve ! Chineur, avec une carriole, un bourriquet, à soi, faire la ferraille et la peau de lapin. 1928. La racaille
1883 les chineurs demandent de celle à deux sous, au guichet de leur Assommoir 1883. Le Tableau de Paris

<17 citation(s)>

De chiner (Chercher des occasions) (GR) /

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