assommoir

date : 1847 registre ancien : 5 registre moderne : 4 fréquence : 28

assommoir

& Assommoir

n.m.

Débit de boissons où l'on vend de la mauvaise eau-de-vie, débit de liqueurs du dernier étage (noter cependant que Leyret désigne le grand bar aux couleurs vives comme assommoir, plutôt que l'estaminet du petit débitant où les poisons sont moins violents) ; débitant de cette boisson ; mauvaise eau-de-vie ALL : Schnapsbude

Synonyme : débit de boissons, bar, café

1895 Devant les comptoirs flamboyants de lumière, beaucoup cependant détournent la tête. Effroi de la majeure partie des ouvriers, ces établissements, où ils s'arrêtent le plus souvent par besoin plutôt que par vice, par occasion plutôt que par habitude, leur apparaissent comme le séjour ordinaire des alcooliques, lieux redoutables, de réputation dangereuse, que tant de fois les ménagères ont maudits ! C'est à peu près l'Assommoir décrit par M. Émile Zola, source d'ivresse brûlante, qui éteint tout sentiment, qui tarit toute pensée, l'assommoir communément dénommé au faubourg : l'empoisonneur. De « l'empoisonneur » au petit débitant tout change… même les boissons ! […] déjà, se note un degré de perfection : le poison, moins violent, mieux dosé, effleure à peine l'organisme corporel. 1895. En plein faubourg
1917 L'assommoir (titre, refrain) 1917. L'assommoir
1917 Combien d'hommes ainsi tombent assommés par l'assommoir ? 1917. L'assommoir
1964 le pernicard qui lui rappelle l'absinthe d'avant 14, tueuse d'hommes et pousse-au-crime, les débits miteux, les enfers de Montmartre, la légende des assommoirs et des asiles, le supplément illustré du Petit Journal 1964. Les rues de Levallois
1870 Le distillateur, débitant de liquides, ou assommoir, ainsi nommé à cause de l'excellence de ses produits qui vous assomment rapidement un individu 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
1868 Les cabarets sont pleins, depuis la Maison-Dorée jusqu'à l'Assommoir 1868. Les curiosités de Paris
1857 en vertu de la même métaphore appliquée en sens inverse, les plus hideux cabarets des barrières de Paris ont souvent pour enseigne : A l'assommoir. 1857. (c.r. de Michel, Études de philologie comparée sur l’argot)
1899 une de ces voix éraillées, canailles, qui trahissent d'emblée l'usage abusif du plus vil "jus de mégots", additionné du plus corrosif alcool de grains - peut-être de bois. Il s'en débit maint hectolitre dans les assommoirs parisiens ou provinciaux. 1899. Bistrouille et Jean Hiroux. Contes du Petit Pioupiou
1883 L'assommoir des chiffonniers (titre ch. 3) 1883. Le Tableau de Paris
1882 À droite, des bouteilles contre une devanture : pas un assommoir, une bibine bonasse où des maçons limousins, déjà attablés, plantent leur cuiller dans des assiettes de soupe aux choux. 1882. Zola. Notes d'un ami

<10 citation(s)>

Premier assommoir fut créé vers 1810 rue de la Corderie, près du Temple, par un nommé Montier. (VIR) /

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