boche

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date : 1886 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 184

boche & Boche ; bosch ; langue boche n., adj.

Allemand, allemand, tous ceux des nationalités où l'on parle allemand, germanophone (Allemand, Alsacien...) ; langue allemande ALL : Schimpfnale für alles Deustche / ANG : German ; Boche, German soldier

Synonyme : allemand, Allemand Morphologie : apocope, aphérèse Famille : boche

4590.jpg: 650x433, 91k (22 août 2011 à 23h01)

1965 L'homme du 10 mai tenait d'autres discours. Les Allemands, jusque-là des Fritz, des Fridolins, rarement des Boches, ne furent plus que des vaches de Boches. [1965] 1965. La débâcle xxxx Je t'envoie une carte postale boche artistiquement illustrée. xxxx. Écrits 1945 Incommensurable stupidité des Boches ! 1945. Mon journal depuis la Libération 1907 Dites donc, vieille boche, voulez-vous prendre ma pendule avec ? 1907. L'amour s'amuse - Roman 1918 et revenait cependant du front, où il avait assurément « tué du boche ». 1918. Loin de la rifflette 1918 Je vous remercie, Erckmann… Ah ! c'est utile de savoir le boche 1918. L'attaque du Pont de Chooz 1917 Y a-t-il là un homme qui parle mieux que moi le boche ? 1917. La reprise du fort de Douamont 1918 j'ai fait Verdun, mais du côté des Boches ! 1918. Loin de la rifflette 1918 Cantonnement à Saint-Ulrich (Alsace). Tout est boche ici, on n'entend parler qu'allemand ou patois [4/2/1918] 1918. Journal de guerre 14-18 1927 sauf avec les deux Boches dont un Juif, qui m'ont invité à un bal raté aux Frères Provençaux 1927. Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire 1927 On n'en fait plus de ces Boches-là. 1927. Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire 1917 Marche vite, au lieu de t'amuser à lire en route, comme tu fais d'habitude ; d'ailleurs, tu y perdrais ta peine : c'est du boche. 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1921 Qui est-ce qui connaît une injure boche, une belle injure en vrai boche, en argot boche ? 1921. La boue 1916 Tout à coup, là, au fond de la cour Ouest, nous entendons brailler boche. 1916. Journal d'un simple soldat. Guerre-captivité 1914-1915 1915 Je vais finir par apprendre le boche, si je reste ici quelques jours encore. 1915. Les poilus de la 9e 1915 Immédiatement, une dizaine de soldats nous entourent et nous interrogent en langue boche. 1915. Les poilus de la 9e 1953 Et je ne te dis rien des fois où vous nous tapiez sur la gueule avec vos monstres de canons au lieu d'écrabouiller les Boches 1953. Allons z'enfants 1936 Je l'ai interrogé en allemand. Pas de réponse. Les copains se foutent de moi. Paul me dit, avec son air fin : « J'croyais qu'avais dit qu'tu baragouinais l'boche ? » 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient 1918 Combien en avez-vous tués, Monsieur, de Boches, de votre main ? 1918. Loin de la rifflette 1918 les Boches ont déshonoré la guerre. 1918. Loin de la rifflette 1958 Langlet était un métis, Khoung était un métis et Vorlang un sale Boche trop tôt naturalisé. Il se surprit à penser : « Un Boche est toujours un Boche » 1958. Rage blanche 1903 Il n'était pas bête ce coco-là, mais on m'a dit que c'était un Allemand et vous savez, moi, je n'aime pas les « boches ». 1903. Les enracinées <22 citation(s)>

"je ferai connaître envers et contre toutes les académies et tous les glossaires autorisés, que Boche vient de Rigolboche. La filiation étymologique est toute naturelle. L'enfant de Bobigny [Rigolboche], répondait à son prénom de Marguerite et au surnom de Huguenote. Un soir, à souper, trouvant drôle la tête d'un type présent, au lieu de dire de lui : 'Il est rigolo', elle prononça : 'Il est rigolboche.' Cette terminaison Boche parut de sonorité amusante, comme Bamboche par exemple, et par là fit fortune. On l'appliqua à des centaines de noms de personnes et même de peuples, en changeant les dernières syllabes, ainsi : Allemand devint Alboche. En résumé, le diminutif Boche a une origine tout à fait inoffensive pour les Teutons. / Abbreviation of caboche, hobnail, having a hard, rough and square head. Before 1870, Germans were called têtes carrées, on account of their obstinacy and lack of quickness in comprehension. (MAR) / Mot du langage parisien qui n'a, étymologiquement, rien d'ethnique et dont l'application aux Allemands est tardive et postérieure à la guerre de 1870. Le mot était tout d'abord limité au monde de la galanterie où il qualifiait le mauvais sujet, en opposition à muche, jeune homme poli, doux, aimable, réservé (Delvau, 1866). De là il passa chez les imprimeurs parisiens, qui, les premiers, désignèrent (vers 1874) par boches les ouvriers typographes d'origine allemande ou flamande. L'appellation fut ensuite étendue à tous les Allemands. L'acception initiale de «grosse-tête» ou de «tête dure», c'est-à-dire de caboche (dont boche est l'abréviation parisienne), fut ainsi successivement appliquée aux jeunes gens peu maniables, à la main-d'oeuvre de langue allemande et finalement aux Allemands, aux Luxembourgeois, aux Alsaciens, c'est-à-dire à tous ceux qu'on a appelés plus tard Alboches, ou Allemands-Boches (pléonasme analogue à tête de Boche, synonyme de tête carrée d'Allemand). Sur l'origine du mot Boche, on a émis dans les périodiques, depuis le début de la Guerre, des hypothèses innombrables (v. l'Intermédiaire de 1914, 2e semestre, et de 1915) : ce sont là de vagues présomptions, qui ne tiennent aucun compte de la chronologie et surtout de l'évolution du mot dans les différents milieux qu'il a traversés: filles (vers 1860), imprimeurs (après 1870), ouvriers en général (vers 1880), avant que la Guerre actuelle ait donné à ce sobriquet, naguère plutôt ironique, un caractère d'abomination. (SAIN-TRANCH) / Avant la guerre on disait souvent «tête de boche» pour «sale tête», «tête dure», etc. (BAU1920) / Aphérèse d'Alboche, avec infl. de tête de boche «tête dure», dér. de caboche en argot des typographes, 1862 (GR) / Avant la guerre, les Allemands étaient depuis longtemps désignés en France sous le nom d'Alboches, bien que ce mot ne fût pas d'un usage courant. Le vocable : Boche ne naquit qu'en 1914, mais en réalité il constitua un emprunt plutôt qu'une création. En Suisse, il était déjà d'un usage presque courant ! Trois ou quatre ans avant la guerre les étudiants de l'école polytechnique de Zurich qui avaient à se plaindre du clan allemand organisaient un vaste monome et se répandaient dans les rues en criant : -Conspuez les Biches !... A bas les Boches ! (VITER1920) / Apocope de Alboche (George, FM48) / «Le mot boche a eu une extension rapide et l'arrière lui a fait une merveilleuse fortune parce qu'il lui a donné un sens méprisant qu'il ne possédait pas à l'origine dans les corps où il était usuel : là, en effet, il était simplement l'abréviation de Alboche qui est à Allemand ce que Italboche est à Italien ; il n'avait d'ailleurs rien de commun avec l'expression parisienne, celle-là, de 'tête de boche' qui va avec 'tête de pioche'» (Gauthiot1916) / Il semble bien difficile d'établir la véritable origine du mot boche ; mais nous penchons à croire qu'il vient, par anagramme, de schwob, terme de mépris, que les Alsaciens appliquent aux Allemands. (...) Le mot boche existait avant la guerre, en même temps qu'alboche, dans le sens d'allemand. (Dech1918) / Tête de boche signifiait : personne obstinée, têtue ; les Allemands ont le réputation d'être obstinés, têtus : « Allemand fut altéré bientôt en Allemoche, création qui n'a vécu que dans l'Est, et plus communément en Alleboche, Alboche, sous l'influence de 'tête de boche' et de 'caboche'. Alboche est attesté en 1889. Quelque temps après, il s'abrégeait lui-même en Boche, terme courant pour désigner les Allemands, dès avant la guerre, dans tous les milieux populaires des grandes villes du Midi comme du Nord. [...] il ne désigne pas une nationalité, mais un peuple, une race, avec la nuance péjorative sous laquelle la foule voit l'étranger, ennemi ou non. Il n'est pas seulement le similaire de l'italien tedesco ou du hollandais moffe, il est aussi la réplique parfaite, qui nous manquait, du Welsche, par lequel les Allemands désignent dédaigneusement les gens de race latine. La guerre actuelle est la lutte des Welsches contre les Boches. » (Dauzat1917MdF) / « [les Boches] Pourquoi ce surnom aux Allemands ? Bien peu de mes camarades le connaissaient avant le mois d'août. J'avais appris son existence à la fin de 1913, au retour de Saverne, où je venais de voir opérer Forstner et de comprendre combien la guerre se faisait inévitable et prochaine. Passant à Nancy, j'échangeais avec de jeunes amis des impressions, quand l'un d'eux me dit vivement : -En somme, les Boches sont indécrottables. -Les... quoi ? fis-je. -Les Alboches... / Je suis bien sûr que ce sont fourvoyés tous ceux qui ont cherché une étymologie ingénieuse à ce mot nouveau. On a d'abord dit Alboche pour Allemand et c'est resté, parce que cela rimait avec caboche, moche, bidoche, une foule de vilains mots. Le radical est tombé ensuite, par la faute des gens pressés, et le suffixe à consonnance injurieuse a subsisté seul.» (Redier1916, p.171) / inconnu il y a quatre ans à peine, à la majorité de nos concitoyens ; terme qui a conquis une renommée mondiale. Abréviation de Alboche en Boche, terme courant pour désigner les Allemands, dès avant la guerre, dans tous les milieux populaires des grandes villes du Midi comme du N. Je ne crois pas que Boche, Allemands, soit antérieur aux dernières années du XIXe siècle. Aucun témoignage n'a pu le relater avant. Willy l'a cité en 1905, on le trouve dans les oeuvres posthumes de Verlaine ; par l'usure, a perdu sa valeur péj. originaire ; mot de l'arrière ; abréviation d'al(le)boche (Dauzat1918) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) / Le mot Boche, écrit Bosh, a passé en anglais depuis 1916 et déjà formé des dérivés (Dauzat1918add) /

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