toubib

motdéfinitionrelationscitationsdatescommentaires

date : 1863 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 138

toubib & toubi ; tubib ; tobi ; tobib ; grand toubib ; toubib légiste ; toubib chef ; colonel toubib ; toubib dentiste n.

Médecin, docteur ; médecin-major, médecin militaire ; médecin en chef ; médecin légiste ; médecin chef, médecin major de 1re classe ; dentiste ALL : Arzt / ANG : an ambulance physician ; surgeon

Synonyme : médecin Usage : militaire, guerre, santé, médecin, médecine, hôpital

1918 Le toubib, […] il avait fini à minuit ! 1918. Loin de la rifflette 1918 Le toubib m'a reconnu tuberculeux, deuxième degré. 1918. Loin de la rifflette 1963 Henri, fais tomber 100 sacs au toubib 1963. Les Tontons Flingueurs 1896 Une sonnerie spéciale annonce, chaque matin, à 8 heures, l'arrivée du toubi ; c'est ainsi qu'en argot on désigne le docteur. 1896. La maison centrale de Nîmes - Ses organes, ses fonctions, sa vie 1990 La toubib blonde aux doux yeux d'ambre traverse quand même. 1990. L'étage des morts 1984 Katz bossait à la limite, et alors ? Il connaissait la rue mieux que personne. Certains disaient qu'il était vrillé, à commencer par cette toubib de merde 1984. Boulevard des allongés 1918 Tu parles si je l'ai eu, le toubib ! 1918. Loin de la rifflette 1918 Dans le civil, ce toubib était tout simplement valet de chambre. 1918. Loin de la rifflette 1863 Les Arabes, qui sont très-ignorants en médecine, nous prendront pour de célèbres tobibs [sic], – médecins, – et ne manqueront pas d'ajouter la plus grande foi à nos balivernes. 1863. Les bohèmes du drapeau. Types de l'armée d'Afrique <9 citation(s)>

A. − Arg. milit. Médecin militaire. Je m'suis fait porter pâle, l'toubib me r'connaît toujours. Y m'fout une purge et c'est marre (Dorgelès, Croix de bois, 1919, p. 110). B. − P. ext., pop., fam. Médecin. C'est un très bon toubib. Zbo eut l'astuce de mener son peintre chez un toubib, lequel déclara à Modigliani qu'il n'en avait pas pour trois mois s'il continuait à boire (...). Le médecin avait peut-être raison (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 199). Prononc. et Orth.: [tubib]. Barbusse, Feu, 1916, p. 37: toubi. Étymol. et Hist. A. 1617 terme de relation Tabibe « médecin » (J. Mocquet, Voyages, p. 164 ds Arv., p. 478: [Au Maroc] Cidi Hamet Talbe [...] ayant entendu qu'il y avoit un Tabibe c. un Medecin à bord de nostre navire), attest. isolée; à nouv. 1849 tébib (F. Jacquot, Expédition du GalCavaignac dans le Sahara algérien, p. 151: le tébib (médecin) du lieu); 1858 tbeb (Fromentin, Une Année dans le Sahel in R. des Deux Mondes, 15 nov., p. 260 ds G. Christ, Arabismen im Argot, Frankfurt am Main, 1991, p. 546: un derviche doublé d'un tbeb (Médecin)); 1860 tebeb (N. Cotte, Le Maroc contemp., p. 165: Tebeb (médecin)); 1863 tobib (A. Camus, Bohèmes, p. 67: les Arabes [...] nous prendront pour de célèbres tobibs, - médecins, -). B. 1. a) 1870 arg. milit., soldats d'Afrique toubib « médecin, médecin militaire » (d'apr. Dauzat, Arg. guerre, 1918, p. 121); 1882 toubib (M. Frescaly, Le VIeMargouillat, p. 55 ds Sain. Lang. par., p. 159); b) 1873 arg. milit., en France toubib « médecin, médecin militaire » (d'apr. Esn.); 1879 toubib (d'apr. Dauzat, loc. cit.); 1916 toubi (Barbusse, Feu, p. 37); 1917 toubib (Genevoix, Nuits de guerre, p. 168); 2. 1920 fam. toubib « médecin » (Bauche, Le lang. pop. ds FEW t. 19, p. 173a); 1923 toubib (Martin du G., Thib., Belle sais., p. 1005). Empr. à l'ar. maghrébinṭbι ̄b (ar. class. ṭabι ̄b) « médecin », avec adjonction d'un -ou- épenthétique. Fréq. abs. littér.: 13. Bbg. Blochw.-Runk 1971, p. 338. − Quem. DDL t. 23 (s.v. toub). (tlfi:toubib) /

De l'arabe tbib = médecin (CODI) / Mot algérien (SAIN-TRANCH) / Arabe (PARA) / Arabe d'Algérie tbeb, arabe class. tabib «médecin, habile savant, versé dans la connaissance d'une chose» (GR) / mot importé par nos Sénégalais (Laut1916) / Mot arabe importé par les troupes d'Afrique (Déch1918 ) / de l'arabe (Dauzat1917MdF) / terme spécial au XXe corps, a acquis une vogue universelle depuis la guerre ; arabe tbibi, médecin, primitivement sorcier, pas nouveau mais popularisé par la guerre ; déjà en usage en 1870 mais seulement parmi les soldats de l'armée d'Af. ; désigne le médecin-major en 1879 au 31e d'art. ; déjà en usage en 1870 mais seulement parmi les soldats de l'armée d'Af. Le mot, dont l'emploi était très restreint, est devenu usuel dans les EM depuis la guerre. au XXe corps en 1908 1909, était déjà courant ; dans les hôpitaux mil. n'a été répandu que depuis 1915 ou 1915 (Dauzat1918) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 982