gouaper

date : 1835 fréquence : 22

gouaper

& gouapper ; goîpper ; goiper ; goueper ; gouêper

v. intr.

Coucher dehors, vagabonder ; mendier ; battre la campagne pour voler ; sortir, flâner, ne rien faire, nocer, fainéanter, passer sa journée au cabaret ; faire le voyou ; ridiculiser, se moquer de lui IT : vagabondare

Synonyme : paresser, ne pas vouloir travailler, vagabonder, nomader

Morphologie : oye/oua/ois

xxxx J'doute qu'à grinchir l'on s'enrichisse ; / J'aime mieux goîpper, c'est du flan xxxx. Fragments (Ah ! je vous connais bien, dalles qui faites place), dans Mémoires de Lacenaire, avec ses Poèmes et ses Lettres, suivis de Témoignages, Enquêtes & Entretiens présentés par Monique Lebailly
xxxx J'doute qu'à grinchir on s'enrichisse, / J'aime mieux gouèper, c'est du flan Le gouèpeur et le voleur (Chanson dialoguée) (Sans paffes, sans lime, plein de crotte, / Aussi rupin qu'un plongeur)
1968 J'doute qu'à grinchir on s'enrichisse : / J'aime mieux gouêper, c'est du flan ! 1968. Le gouêpeur et le voleur (Chansons dans la langue bigorne), dans François-Vincent Raspail ou le bon usage de la prison (etc.)
1873 mon perd […] m'a fait mettre à la Roquette pour trois mois. Il est mort dans l'intervalle, de là j'ai goipé (flâné) au théâtre, fesait la portière et je vendai des talbin (contre-marque), cigare et du feu. 1873. Notes d'un voleur - mémoire autobiographique
1911 Un peu, mon neveu, que je saurais y faire pour me planquer dans une petite cambuse sans gouaper à la faridon… 1911. Le journal à Nénesse

<5 citation(s)>

GOUAPER, verbe intrans.


GOUAPER, verbe intrans. Pop., vieilli. Mener une vie de gouape; mener une vie de débauche; vagabonder. Après le dîner, Lantier avait refusé une consommation au café de la Boule noire, en disant que, lorsqu'on était marié avec une femme gentille et honnête, on ne devait pas gouaper dans tous les bastringues (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 596). Prononc. : [gwape]. Étymol. et Hist. 1835 gouëper « vivre sans logis » (chanson ds Le Réformateur, 20 sept. d'apr. G. Esnault ds Fr. mod. t. 16, p. 298); 1842-43 gouaper « id. » (Dict. complet de l'arg. employé dans « Les Mystères de Paris », p. 26); 1847 goîper « faire la noce » (FÉVAL, Fils du diable, VI, 34 d'apr. G. Esnault, loc. cit.). Prob. empr. à l'esp. guapear « faire le brave » (dep. début XVIIIe s. d'apr. AL.) dér. de guapo (gouape*).

Guapear, de guapa → Gouape (GR) /

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