souricière

date : 1794 registre ancien : 8 registre moderne : 6 fréquence : 32

souricière & Souricière n.f.

Dépôt des prévenus, dépôt du parquet de la Rép. où sont amenés les prévenus qui doivent comparaître, grande pièce souterraine de la préf. où suspects attendent de comparaître ; salle Saint-Martin du dépôt de la préfecture ; petite salle du p. de justice ; accès souterrain au Palais de Justice (de Lille?) ; dépôt du TGI de Bobigny ; cachots de la Conciergerie (XVIIIe)

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1867 Celui-ci, reconduit en prison, traversait la salle des Pas-Perdus entre deux gardes qui le veillaient de près, lorsque arrivés au corridor qui mène à la souricière, surgit un homme caché dans l'ombre, qui donne le coup d'acré (Signal convenu pour délivrer un prisonnier), aveugle les gendarmes d'une poignée de tabac, les fait rouler dans l'escalier et disparaît avec Piednoir. 1867. Les Malfaiteurs 1795 Du greffe, on entre de plein pied, en ouvrant toutefois d'énormes portes, dans des cachots appelés la Souricière. Il faudrait plutôt la Ratière. 1795 (an III). Almanach des prisons 2008 j'ai immédiatement pris la précaution de signaler que ce qu'on appelle « la souricière », à l'instar du dépôt de Paris, était un véritable gruyère. On y circulait comme dans un hall de gare. Pourtant, dans ce dépôt, transitent toutes sortes d'individus. 2008. Flic dans le 9.3 2008 Au passage, notons que le dépôt [de Bobigny], surnommé « la souricière », comme le dépôt de Paris, en raison de ses multiples barrières, mérite bien mal son nom. 2008. Flic dans le 9.3 1862 il se trouvait alors à la souricière, grande pièce souterraine où l'on dépose les prévenus en attendant leur interrogatoire 1862. Mémoires de Canler, ancien chef du service de sûreté 1797-1865 xxxx Si vous refusez d'acquitter, on vous transporte au grand commun, à la souricière, à la salle Saint-Martin, si fameuse dans l'histoire xxxx. (Lettre sur les prisons de Paris), dans Mémoires de Lacenaire, avec ses Poèmes et ses Lettres, suivis de Témoignages, Enquêtes & Entretiens présentés par Monique Lebailly xxxx La souricière n'est pas une prison : car elle n'a pas de geôle, de greffe, et ne tient pas d'écrou et de registre : elle n'a pas de cantine xxxx. (Lettre sur les prisons de Paris), dans Mémoires de Lacenaire, avec ses Poèmes et ses Lettres, suivis de Témoignages, Enquêtes & Entretiens présentés par Monique Lebailly 1828 Au surplus, je m'en bats l'oeil ; si je passe la nuit à la Souricière, le matin je reviens au gîte, et je me rattrape dans la journée 1828. Mémoires de Vidocq – Les voleurs 1957 Ce n'était pas un simple mot ; il désignait effectivement le lieu où se parquaient les prisonniers 1957. Le trou 1875 qu'on nomme la souricière. C'est une série de cabanons isolés, clos de fortes portes armées de serrures qui sont peu faciles à crocheter, et dont l'aspect général a quelque ressemblance avec les cabines des écoles de natation 1875. Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu'en 1870 1899 Comme on arrivait à la Souricière, le petit local où les détenus attendent le moment d'être ramenés à Mazas 1899. Les Mémoires de M. Goron - Haute et basse pègre 1899 on l'amena, selon l'usage, à la traditionnelle Souricière 1899. Les Mémoires de M. Goron - Haute et basse pègre 1837 les paniers […] se vident successivement dans la cour d'entrée de la Conciergerie, et de là dans le nouveau vestibule du cabinet du juge d'instruction, c'est-à-dire dans la nouvelle souricière établie récemment dans les anciennes cuisines de Saint-Louis 1837. Essai sur la réforme des prisons en France xxxx La visite dans les cellules de la « souricière » hébergeant lors des débats les quatre accusés ayant quitté le procès (dont Ferrara lui-même), s'est déroulée à huis clos. [23/11/08] (notes personnelles) 1846 la Souricière n'est autre chose qu'un cachot dont la voûte est presque à la hauteur de la chaussée de la rue. C'est dans ce souterrain froid, sans autrs sièges que des dalles humides, qu'on tient en réserve de malheureux prévenus qui attendent debout 1846. L'intérieur des prisons, réforme pénitentiaire, sytème cellulaire, emprisonnement commun ; suivis d'un Dictionnaire renfermant les mots les plus usités dans le langage des prisons, par Un Détenu 1974 Avant mon départ pour la souricière dite des trente-six carreaux, au quai des Orfèvres, les détenus des cellules voisines m'encouragent. 1974. Ancien détenu cherche emploi 1955 Trois heures plus tard, il était à la Souricière, en vertu d'un mandat de dépôt signé du trépidant juge d'instruction 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1975 Arrivée au Palais. Je ne restai pas à la Souricière (lieu où sont encagés les prévenus ou accusés appelés à l'instruction ou mandés pour être jugés). 1975. Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France 1976 Menottes aux poignets, il s'était vite retrouvé hors du box et, s'appliquant à descendre les escaliers pentus menant à la Souricière, ne réalisait pas très bien ce que représentait cette condamnation. 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza 1999 Vers 9 heures, nous nous sommes mis en route pour le palais de justice. La 405 s'est garée près de la « souricière », un accès souterrain situé à l'arrière du bâtiment. J'ai patienté dans une grande cellule au milieu d'une vingtaine de types. 1999. Massacre à la chaîne <20 citation(s)>

SOURICIÈRE, subst. fém. 2. Arg. (police et prisons). Prison ou cellule de prisonnier. Ma souricière un peu plus longue que large était haute de 7 à 8 pieds (CHATEAUBR., Litt. angl., t. 2, 1836, p. 172). En partic. Ensemble des cellules de la Conciergerie où étaient gardés les prévenus en attendant leur interrogatoire. Les prévenus, soit pour aller, en argot de palais, à l'instruction, soit pour comparaître en police correctionnelle, sont versés par les paniers à salade directement à la Souricière (BALZAC, Splend. et mis., 1846, p. 372). Arrivés à la Conciergerie (...) on les déballe (...) du panier à salade, en un lieu nommé la Souricière (Intérieur prisons, 1846, p. 34). Dépôt de la préfecture de police. Nous arrivâmes sans encombre dans la cour de la préfecture de police. Le geôlier qui devait me mettre en souricière, n'était pas levé; on le réveilla en frappant rudement à son guichet, et il alla préparer mon gîte (CHATEAUBR., Mém., t. 4, 1848, p. 84). À la Préfecture, il fallait attendre son tour dans une grande salle remplie de monde, qu'on appelait, je crois, la souricière (NERVAL, Bohême gal., 1855, p. 121). Étymol. et Hist. 3. 1795 « local où est placé un détenu avant son interrogatoire » (Almanach des Prisons ds SAIN. Arg., p. 72) (TLFi) /

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