guinche

date : 1821 registre ancien : 8 registre moderne : 7 fréquence : 33

guinche & Guinche n.m.

Bal, bal public, mal famé, bal de barrière, de dernier ordre ; bal musette, guinguette ; la barrière ; > démonstration dansante ANG : A barricade

Synonyme : bal Famille : guinch- (danser)

1900 À cette époque, place du Trône et dans les rues avoisinantes se trouvaient une dizaine de « guinches » ou bals publics. Il y en avait, notamment, sur le cours de Vincennes et le boulevard de Charonne, et leurs enseignes portaient les noms de mère Mizeret, Pingeot, Nicolas, Young, Lhérault. Les joyeux danseurs du Moulin-Rouge, du Moulin de la Galette, de Bullier, et même des Mille-Colonnes, rue de la Gaîté, à Montparnasse, sont loin de se douter de ce qu'étaient ces bals, en quelle atmosphère atroce, en quelle puanteur dégoûtante se trémoussaient les couples d'alphonses, de rôdeurs, de gigolettes de la dernière catégorie… 1900. Mémoires de Rossignol 1835 Aux guinches de la haute et basse pègre 1835. (Annonce des mémoires de Lacenaire), dans Mémoires de Lacenaire 1828 c'est pour aller à la guinche que ç'a mendie 1828. Mémoires de Vidocq – Les voleurs 1952 L'abus que les cinéastes et les auteurs populaires ont pu faire du guinche populaire ne m'en dégoûtera pas. On a voulu en faire un endroit attrape-touriste, forcer les teintes, mettre les point sur les i du pittoresque, l'aménager en zoo pour curieux 1952. Mon taxi et moi 1963 Le guinche, ça existera toujours ; c'est les vrais gambilleurs qui ont disparu 1963. Mélodie en sous-sol 1829 Pour quant à vot'femme qu'a m'dit comme ç'a, on dit qu'elle libertine dans les guinches et aux barrières. 1829. Mémoires d'un forçat ou Vidocq dévoilé (tome quatrième) 1922 Petit-Louis, plutôt mince, était un guincheur accompli. La danse était sa distraction : il n'y avait que cela qui l'intéressait. Sorti du guinche, il ne fallait pas lui parler de rien d'autre. 1922. Au Lion Tranquille 1911 Nini-la-Gigue (La bergère à l'Espagnol de Saint-Mandé, une gambilleuse de Bullier qui avait du brûlant dans les pattes, pour sûr. Elle nous servait quelquefois un guinche chez la mère Phos' pour nous épater. Il fallait la voir en suer une ! […]) 1911. Le journal à Nénesse 1924 au bal de l'Élysée-Montmartre. […] ils avaient dansé avec fougue et entrain. Ils avaient aussi bu copieusement et ils étaient un peu éméchés. –Oh ! moi l'guinche, disait Patte-d'Oie, c'est bath, ça m'chavire tout, ça m'fait prendre mon j'ton. 1924. Les dessous de Montmartre <9 citation(s)>

GUINCHE1, subst. Populaire A. Subst. fém. Danse. (Ds ROB., Lar. Lang. fr., Lexis 1975). B. Subst. masc. ou fém. Bal public; lieu où il se déroule. Près de l'ancien bal Grados surtout, la foule s'épaississait. À la porte de cette guinche, un municipal se dressait sur ses ergots de cuir (HUYSMANS, Soeurs Vatard, 1879, p. 134). On dansait (...) au guinche de la rue du Fouarre (MÉTÉNIER, Lutte pour amour, 1891, p. 187). Il [l'Édredon] avait vécu mille nuits dans les bars, les guinches et les bistros (CARCO, Innoc., 1916, p. 142). En partic., vx. Bal public aux barrières de Paris. Il est encore (...) à traîner ses guêtres dans quelque guinche à la barrière de Vincennes (L'HÉRITIER, Suppl. Mém. Vidocq, t. 2, 1830, p. 213). Prononc. : []. Étymol. et Hist. a) Fém. 1821 « bal de barrière » (GOUG. Lang. pop., 179); b) masc. 1885 (d'apr. ESN.). Déverbal de guincher*. Bbg. CHAUTARD (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 436. (TLFi) /

Guinche : cabaret, bal de barrière : le mot désigne proprement un cabaret borgne ; Genève, guinche, louche (de guenchir, obliquer) (SAINXIX) / Déverbal de guincher (GR) / 1821 : danse ; 1879 (fém.), 1885 (masc.) : bal (GR) /

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