boulotter

date : 1843 registre ancien : 8 registre moderne : 7 fréquence : 73

boulotter & bouloter ; se faire boulotter v.tr.

Manger ; (banqueter) ; et les sens fig. de manger : subir, etc. ; se faire mordre ANG : Food ; to eat

Synonyme : manger, nourrir Famille : boulo- (nourriture, manger)

3721_pas_de_boulot_on_boulotte.jpg: 800x532, 130k (28 avril 2017 à 17h35)

1907 Afin d'boulotter l'existence 1907. La pierreuse 1892 Moi j'ai une faim de loup, laissez-moi boulotter, il faut que je boulotte. 1892. La Prostitution 1899 J'ai une faim de loup, répondit Doré ; laisse-moi boulotter, il faut que je boulotte ! 1899. Les Mémoires de M. Goron – À travers le crime xxxx Chez moi quand on fait ripaille / Elle vient souvent boulotter / Et quand arrive la volaille / Su'l'plat faut la voir sauter / Elle tombe toujours sur les blancs xxxx. En toutes saisons, dans Répertoire de romances - chansons et chansonnettes appartenant à Louis Marguerite (mss) 1915 Maintenant, c'est pas tout ça, vous avez boulotté, mais moi, j'ai pas seulement eu le temps de casser une croûte. 1915. Les poilus de la 9e 1971 J'avais un petit tablier blanc et je préparais les tables pour le repas du midi, eh ben, il y en a du monde à boulotter ! 1971. Histoire de Michèle 1914-1919 Je commence à boulotter. Plus de température. Visite de Vonne. Ça va mieux. 1914-1919. Les carnets de l'aspirant Laby. Médecin des tranchées 1914-1919 Nous boulottons au Rudlin à la popote d'artilleurs de la 127e où était Lamaze avant son retour au régiment. 1914-1919. Les carnets de l'aspirant Laby. Médecin des tranchées <8 citation(s)>

BOULOTTER1, verbe. Arg. Manger : 1. « Je n'ai pas boulotté », répéta-t-il avec l'insistance de la faim, d'une faim de dix-sept ans.ARAGON, Les Beaux quartiers, 1936, p. 371. 2. Dans la salle à manger, l'homme qui l'attendait s'était fait servir les restes du dîner et boulottait voracement. QUENEAU, Pierrot mon ami, 1942, p. 189. Prononc. ET ORTH. 1. Forme phon. : [], (je) boulotte []. Pt Lar. 1968 transcrit la 2e syll. avec [o] fermé [bulote]. 2. Forme graph. Noter la forme bouloter avec un seul t dans E. et J. DE GONCOURT, Germinie Lacerteux, 1864, p. 223; E. VILLARS, Les Précieuses du jour, 1866, p. 37; A. DAUZAT, L'Arg. de la guerre, 1918, p. 184; A.-L. DUSSORT, Des Preuves d'une existence, ms. dép. par G. Esnault en 1938, 1927, p. 26; G. ESNAULT, Notes complétant et rectifiant « L'Arg. des tranchées » (Sainéan), 1954. Étymol. ET HIST. [1843 (Dict. d'arg. mod. d'apr. ESN.)] 1878 au fig. « dépenser » boulotter de l'argent (L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, p. 50). Soit dér. de boulot « pain en forme de boule » (G. DELESALLE, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., 1896) et « repas, nourriture » (A. BRUANT, Dict. fr.-arg., 2e éd., Suppl., 1905, p. 459), sens qui pourrait être d'orig. dial. (cf. FEW t. 1, p. 610a); soit de même orig. que boulotter2 avec une contamination de boulot; quelle que soit la dér. précise proposée, elle ne peut rendre compte de tous les liens sém. existant entre ces différents mots, cf. p. ex. l'ambiguïté de sens de boulotter « assister (qqn en prison) » c.-à-d. aussi bien « aider à mieux vivoter, permettre de se laisser vivre » que « aider à se nourrir » attesté en 1835 ([RASPAIL], Réforme pénitentiaire, p. 2 : Mon dabe me boulote au clou. Mon père m'assiste en prison). STAT. Fréq. abs. littér. : 22. BBG. SAIN. Lang. par. 1920, p. 48, 148, 363, 424. (TLFi) /

P.-ê. de pain boulot, par ext. «nourriture» (→ Boulot) ou de bouler «rouler» comme boulotter (=aller doucement), sous l'influence de bouffer (GR) / Soit dér. de boulot «pain en forme de boule» (G. DELESALLE, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., 1896) et «repas, nourriture» (A. BRUANT, Dict. fr.-arg., 2e éd., Suppl., 1905, p. 459), sens qui pourrait être d'orig. dial. (cf. FEW t. 1, p. 610a) ; soit de même orig. que boulotter2 avec une contamination de boulot ; quelle que soit la dér. précise proposée, elle ne peut rendre compte de tous les liens sém. existant entre ces différents mots, cf. p. ex. l'ambiguïté de sens de boulotter « assister (qqn en prison) » c.-à-d. aussi bien « aider à mieux vivoter, permettre de se laisser vivre » que « aider à se nourrir » attesté en 1835 ([RASPAIL], Réforme pénitentiaire, p. 2 : Mon dabe me boulote au clou. Mon père m'assiste en prison) (TLFi) / 1843 (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 953