tapée

date : 1727 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 17

tapée

& une tapée ; une tapée de ; des tapées

n.f.

Grande quantité, grand nombre, abondance, beaucoup, foule, affluence

Synonyme : beaucoup, en quantité

1871 Le Père Duchêne continue à recevoir des tapées de lettres d'un tas de bons bougres 1871. Le Père Duchêne (55) 2015 j'empoigne une tapée de frites et me la carre dans le bec. 2015. Phi Prob 1945 Pourtant, il y a eu toute une tapée de frères et soeurs 1945. Le rapport du gendarme 1952 Si j'y allais, c'était rapport au gibier, bien sûr. C'est pas qu'y en avait des tapées, mais on passait des bons moments à faire l'approche aux canards. 1952. Émile et son flingue 1916 je suis dans le pays au bon vin mais il y en a plus et y a en revanche une tapée de sales Boches. [04/10/1915] 1916. Lettres de mon soldat (1915-1916) 1915 On dit que les Boches s'avancent dans la forêt d'Ourscamps et qu'ils sont une « tapée », les cochons. 1915. Les poilus de la 9e 2004 trois femmes, dont deux jeunes, coquettes et fardées, et une tapée de mioches cramponnés aux jupes. 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne 1911 N'empêche qu'après, on s'était grouillé pour aller tricoter des pincettes au Moulin-Rouge, tous en choeur… Et une tapée ! 1911. Le journal à Nénesse <8 citation(s)>

I. − Fam. Grande quantité. Synon. flopée (pop.), foule2, tas (fam.).Et dire que les trois premiers sont mariés, qu'ils laissent derrière eux des femmes et une tapée d'enfants! (A. Daudet, Port-Tarascon, 1890, p. 196). Il y a ici une tapée de peintres, ça pousse entre les pavés, j'en ai dégoté un la semaine dernière sous les combles de l'Escurial, − il dormait (Malraux, Espoir, 1937, p. 470). Prononc. et Orth.: [tape]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. I. 1727 fam. « grande quantité » (Marivaux, L'Île de la Raison, II, 2 ds Théâtre compl., éd. M. Arland, p. 522). tapée n.f. non conv. MESURE "grande quantité" - TLF, 1727, Marivaux ; Lex.[79], GR[85], 1791 ; L, ø d ; DG (néol.), 1878, Acad. 1790 - « Ces bougres de puans nous menoient tous par la barbe, tant le Roi que la Nation. Je me serois, sacré canon, mangé l'ame toute vivante, quand je voyois une tapée de ganaches, nobles comme mes couilles, se faire appeller messeigneurs, aussi gros que le mont Ventour. » [Lemaire], Le Trou du cul du père Duchesne, 3 (Impr. de Chalon) - P.E. Corr. FEW (13/I, 98b), GLLF, DFNC (1808, D'Hautel) 1807 - « TAPEE. Pour charge, amas, fardeau ; réunion abondante de plusieurs choses. Une bonne tapée d'ouvrage. Pour dire, une grande quantité d'ouvrage. » [D'Hautel], Dict. du bas-langage, II, 356 (Slatkine) - P.E. (BHVF) /

Sens, juste, de DELV (VIR) /

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