se rebiffer

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date : 1630 registre ancien : 5 registre moderne : 4 fréquence : 93

se rebiffer & se rebiffer contre ; rebiffer

Contester, protester, se rebeller, résister, se révolter, se défendre, résister, refuser, répondre, crier, s'emporter ALL : sich weigern / ANG : to rebel, resist ; to kick

Synonyme : résister, rebeller / se, faire du scandale, protester

1937 mais elle rebiffait, terrible. Elle voulait pas du tout admettre… la petite arrogante saloperie 1937. Bagatelles pour un massacre 1957 –Il y a eu de la casse, au cours de ce hold-up ? –Un employé. Un jeune. Il s'est rebiffé et ils l'ont descendu 1957. Les eaux troubles de Javel 1890 Nous avions l'intention de nous rebiffer, mais, réflexion faite, nous n'avons rien dit 1890. Biribi 1998 Heureusement, tous avaient pris cette mésaventure à la rigolade. Car, si quelqu'un s'était rebiffé, l'affaire aurait pu très mal tourner. 1998. Section Bordel 1911 Moule-toi bien dans la cafetière qu'une gouape de mon numéro, ça ne se laisse jamais agonir sans rebiffer… 1911. Le journal à Nénesse 1976 les retraités d'un certain secteur recevront leur dû. L'argent dormira durant une nuit dans un coffre avant d'être ventilé. Il y aurait cent briques. –On sort à peine, avait rebiffé Raf. –Je sais ! Je sais ! Pourtant t'es raide. 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza 1903 te rebiffe pas, ça ne sert à rien, c'est toujours les bourriques qui ont raison. 1903. Les enracinées <7 citation(s)>

REBIFFER (SE), verbe pronom. et intrans. A. Empl. pronom., fam. 1. Marquer son refus de quelque chose et protester contre quelqu'un, quelque chose. Synon. se rebeller, regimber (fam.), se révolter; anton. céder. Se rebiffer contre qqn. Le petit eut un mouvement de révolte et, se rebiffant, sur un ton très vulgaire: Non, mais, des fois... que vous me prendriez pour un voleur? (GIDE, Faux monn., 1925, p. 1000). Je n'ai pas la peste, peut-être! Elle se rebiffait: la protestation qu'elle n'avait jamais élevée contre Xavier bien portant, elle l'adressait à ce moribond (MAURIAC, Myst. Frontenac, 1933, p. 247). 2. Se redresser avec fierté, se rengorger. Un soldat qui se rebiffe sous les armes est un homme dont le port est martial entre tous (LARCH. 1859, p. 86). La R. F., bénéficiant, ce jour-là, de la bride laissée sur le cou du brave populo, se redresse, se rebiffe, comme on dit au régiment, se sent jeune de ses vingt ans (VERLAINE, Œuvres compl., t. 4, Mes hôp., 1891, p. 351). B. Empl. intrans., arg. Rebiffer (au truc). Recommencer. Synon. repiquer (au truc). Elle rapporte un nouveau rafraîchissement d'absinthe au chanteur: « Tiens, mon petit, rebiffe au truc, c'est moi qui verse » (FRANCE 1907). REM. 1. Rebiffade, subst. fém. Var. de rebuffade. (Ds MOLARD, Mauv. lang. corr., 1810, p. 230). 2. Rebiffé, -ée, part. passé en empl. adj. Révolté. Mais c'est le désespoir qui a poussé là ma fillette! crie Mahaut toute rebiffée (DRUON, Louve Fr., 1959, p. 296). 3. Rebiffement, subst. masc. Fait de se rebiffer. Le marin se révèle, et sur les récriminations et sur le rebiffement des machinistes, il laisse échapper: « On voit que ce ne sont pas des soldats, la manœuvre ne se fait pas au sifflet » (GONCOURT, Journal, 1888, p. 875). Prononc. et Orth.: [], (il se) rebiffe []. BARBEAU-RODHE 1930, se rebiffer [], []. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1200 rebiffer « relever, retrousser » (Garin Le Loherain, II, 229 ds T.-L.), répertorié par la lexicogr. comme ,,vieux mot`` dep. Trév. 1721; ca 1225 trans. fig. « repousser » (GAUTIER DE COINCI, Mir. Vierge, éd. V. Fr. Koenig, II Mir 24, 594), att. au XIIIe s.; puis b) av. 1640 se rebiffer « refuser » (SAINT-AMANT, Passage de Gibraltar ds Œuvres, éd. J. Lagny, t. 2, p. 191, 466); 2. 1846 intrans. rebiffer « recommencer, répéter » (Un détenu, Intérieur prisons ds ESN.). Orig. obsc.; prob. d'orig. onomat., peut-être comme le suggère BL.-W.1-5 d'un rad. baff- exprimant la moquerie, v. bafouer, plutôt qu'à rattacher à un verbe biffer « tromper » ca 1310 (GEOFFROI, Chron., éd. A. Diverrès, 7680: le bifa) dér., bien que celui-ci soit att. plus tard, de biffe* « étoffe » d'où « fausse apparence » XVIe s. ds GDF. cette étoffe étant de moindre qualité, v. aussi G. DE POERCK ds Mél. Roques (M.) t. 4, pp. 187-208. L'hyp. d'un étymon *biffe « griffe », *biffer « griffer » (GUIR. Lex. fr. Étymol. obsc., s.v. biffer) manque de fondement, de même que celle d'un rattachement à l'a. nord. biffa, att. par le b. all. bäven « trembler », à cause du frémissement des naseaux des chevaux (EWFS2). Fréq. abs. littér.: 81. DÉR. Rebiffe, subst. fém., arg. Révolte, vengeance. Aller à la rebiffe. ,,Se révolter`` (LE BRETON 1960). Loc. À la rebiffe. En récidive. (Ds Lar. Lang. fr.). Il y a de la rebiffe. ,,Il y a récidive`` (CARABELLI, [Lang. pop.], s.d.). []. 1res attest. 1837 rebiffe « vengeance » (VIDOCQ ds SAIN. Arg., p. 99), 1844 (ID., Vrais myst. Paris, t. 3, p. 326: à la rebiffe: à la récidive); déverbal de rebiffer. BBG. BLOCHW.-RUNK. 1971, p. 354. CHAUTARD Vie étrange Argot 1931, p. 599 (s.v. rebiffe). (TLFi) /

Orig. incert., se rattache p.-ê. à biffer (GR) /

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