guibole

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date : 1836 registre ancien : 9 registre moderne : 7 fréquence : 90

guibole & guibolle n.f.

Jambe, patte ALL : Bein / ANG : legs

Synonyme : jambe Famille : guib- (jambe) Usage : anatomie

1914 Ça se glorifiait d'être un « pilon », comme ça se serait vanté d'être amiral… Pilon, heu ?… On va t'en scier un, de pilon, en attendant ! […] « On me couperait le cou, plutôt que de toucher à cette guibolle-là, vous entendez bien !… » 1914. Le “pilon”, dans Racaille et parias 1957 Il fait sombre dans cette petite entrée et puis il y a un drôle de vent coulis qui me souffle le long des guibolles et qui ratatine les joyeuses. 1957?. Dix ans de frigo 1979 exhibent leurs guibolles 1979. Ma gonzesse 1981 Avec l'antenne de la télé y s'est emmêlé les guiboles 1981. Le Père Noël noir 1907 Je sens flageoler mes guiboles 1907. Je suis pocharde ! 1949 Il avait dû bousculer son policier et mettait ses espoirs de liberté dans la vitesse de ses guibolles 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain 1977 Un cinquième s'est abîmé la jambe sur un bambou, ne s'est pas soigné et a chopé la gangrène. Le toubib lui a coupé la jambe. Rien que la façon dont le toubib s'y prend pour couper une guibolle, c'est du grand spectacle. 1977. Faut pas rire avec les barbares 1965 Une bouille de Madone. Une taille de guêpe. Des guibolles à la Marlène Dietrich. 1965. Le Tigre entre en piste <8 citation(s)>

GUIBOL(L)E, (GUIBOLE, GUIBOLLE)subst. fém. Arg. et pop. Jambe. Avoir des guiboles de/en coton, de/en flanelle; ne plus tenir sur ses guiboles; en avoir plein les guibolles. C'est-il pour attirer les cabots ou bien pour régaler les moustiques que tu nous montres comme ça tes guiboles? (MARTIN DU G., Vieille Fr., 1933, p. 1055). Jouer des guiboles. Danser. Le soir, on avait fichu un balthazar à tout casser, et jusqu'au jour on avait joué des guiboles (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 767). Courir. Je suis en retard, il va falloir que je joue des guibolles pour ne pas rater mon train (BRUANT 1901, p. 131). Prononc. et Orth. : []. 2 l dans la majorité des dict. gén. (cf. LITTRÉ, Nouv. Lar. ill.-Lar. encyclop.) et dans la majorité des dict. d'arg. (cf. MICHEL, 1856, DELVAU 1883, ESN. 1966, RIV.-CAR. 1969, CAR. Argot 1977). 1 l ds Lar. 19e, DG et GUÉRIN 1892. Pour la docum. cf. supra MARTIN DU G., loc. cit. et ZOLA, loc. cit. Ds ROB. et Lar. Lang. fr. on admet 1 ou 2 l. Étymol. et Hist. 1836 jouer des guibolles (Jargon ou Langage de l'Argot réformé ds Z. fr. Spr. Lit. t. 56, p. 215). Prob. issu par changement de suff. de la forme guibonne « jambe » (1836, Le Vocabulaire de Vidocq ds SAIN. Sources arg. t. 2, p. 137), dér. de la forme norm. guibon « cuisse » (1625-51, Glossaire de la Muse Normande), forme attestée à côté de gibon « jambe » (ibid.) qui serait peut-être à mettre en rapport avec le verbe giber « secouer » d'orig. inc. (BL.-W.5; v. également FEW t. 21, p. 310). Fréq. abs. littér. : 20. Bbg. CHAUTARD (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 489. - DAUZAT Ling. fr. 1946, p. 285. (TLFi) /

voir guibon / Var. de guibonne (1836, Vidocq), p.-ê. du normand guibon, gibon «cuisse» (XVIIe), apparenté à l'anc. v. giber «remuer bras et jambes» (cf. regiber «ruer» → Regimber), avec passage de g à gu sous l'infl. des termes à initiale gamb- de la famille de jambe. → aussi Gibecière, gibelotte (GR) /

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