four

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date : 1656 registre ancien : 6 registre moderne : 5 fréquence : 29

four & faire four ; (faire fourre) ; faire un four ; obtenir un four n.m., locution

Insuccès théâtral, échec d'une pièce, quand le public ne vient pas ; manquer son effet, être mauvais (th.) ; insuccès notoire d'un ouvrage, ou quand acteur ne réussit pas ; échec, ratage, déception ; manquer une affaire, quand on ne réussit pas qqchose ANG : (oven) a failure

Synonyme : échec, insuccès, échouer, manquer Usage : théâtre, comédie, chant, spectacle

1900 Je t'arrête ! –Ah ! c'est sérieux ? Eh bien mon pauvre ami, je ne vaux que le nibe, tu fais four (je n'ai commis aucun délit, tu te trompes). 1900. Mémoires de Rossignol 1863 ""Y a-t-il un peu d'monde, ô mon père ?… C'est que je n'voudrais pas faire four… À c'te rosse de Lacenaire, y en avait-il ! "" 1863. Le dernier jour d'un condamné 1866 et il vaut mieux, mille fois, que ta pièce des Peintres et Bourgeois, faite en collaboration avec un commis-voyageur mis à pied, et qui a obtenu un four si funèbre, dedans l'Odéon, noir caveau ! 1866. Avertissements 1937 Dans l'ensemble des « Saisons », beaucoup de fours en somme ! 1937. Bagatelles pour un massacre 1899 Un succès efface dix fours 1899. L'amour à Paris - Nouveaux mémoires - Les industries de l'amour 1886 qui, venus exprès, restent pour voir comment je m'en tirerai, et dans l'espoir que je ferai four ou scandale 1886. L'Insurgé (Jacques Vingtras - III) 1973 Je répondis que j'avais trouvé ce bal épatant. « C'était un four », dit-il. Irrésistible ! Je lui souris et il rit 1973. Edmée au bout de la table 1927 Un joli four, chère Princesse, votre petite fête. 1927. Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire 1947 On parle de Jean-Richard Bloch et du « four » de son mélo en Odéonie 1947. Mon journal dans la drôle de paix 1876 Il n'est pas moins stupéfait d'apprendre que tel ministre a fait un four […] et il ne saura peut-être jamais qu'on entendait désigner par là une fausse manoeuvre administrative ou parlementaire. 1876. Chronique parisienne (sur l'argot parisien et l'étranger) 1839 Cette non réussite [d'une balançoire] se nomme faire four ! – Bienheureux encore lorsque deux ou trois vigoureux coups de sifflet ne viennent pas rendre le four complet. 1839. Argot dramatique (2 articles), dans Le Monde dramatique 1936 nous sommes navrés d'avoir loupé la liaison avec les dobros, et nous crossons d'être encore de ce four-là. 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient 1882 Le premier feuilleton était à peine paru, qu'une polémique s'ouvrait dans les journaux et que des chroniqueurs, se posant en critiques sérieux, démontraient déjà par A plus B que le roman était manqué, absolument manqué, et que ce serait un four. 1882. Zola. Notes d'un ami 1882 Me voici enfin au fameux Bouton de Rose. Tout comme les pièces à succès, les fours ont leur histoire. 1882. Zola. Notes d'un ami <14 citation(s)>

Cette expression vient de ce que les théâtres, autrefois, ne jouaient pas lorsque le nombre de spectateurs ne couvrait pas les frais : alors la salle restait noire. Murger disait que la famille Dufour était dans la salle quand personne n'applaudissait (GEN) / P.-ê. de l'extinction des chandelles faute de spectateurs, la salle devenant noire comme un four, ou plutôt [ESN] par référence au sens argotique de éclairer «payer» : pièce «non éclairée», «qui ne rapporte pas un sou» (GR) /

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