secouer comme un prunier

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date : 1874 registre ancien : 5 registre moderne : 5 fréquence : 11

secouer comme un prunier & secoué comme un prunier en septembre locution

Secouer brutalement ; fortement secoué

Synonyme : secouer Morphologie : comparaison

30414.jpg: 528x250, 33k (12 octobre 2012 à 16h54)

1900 Lemire se précipita sur moi, me donna un violent coup de tête en pleine poitrine et me jeta contre la porte d'un placard. Je ne m'attendais pas à cette sortie ; la moutarde me monta au nez et, dame ! je secouai mon bonhomme comme un prunier, puis, montant sur une grande table qui tenait toute la pièce, je lui en fis faire le tour à grands coups dans les côtes. 1900. Mémoires de Rossignol 1886 Alors l'ivrogne, un peu dessoulé, la secouait comme un prunier 1886. Paris oublié 2003 Elle le secouait comme un prunier, mais c'était peine perdue. Quand il dormait, il dormait 2003. La pharmacienne 1893 Le sergent de ville ne comprend pas, il m'empoigne par un bras et me secoue comme un prunier ; il me secoue si fortement que ma perruque, une perruque à la Richepin, louée chez Dieudonné, le coiffeur de la rue Richelieu, fait un saut en l'air 1893. Paris qui mendie - Mal et remède 1880 Les rosses tourmentées lançaient aussitôt ruades sur ruades. […] les cavaliers, secoués comme des pruniers en septembre, finissaient toujours par rouler à dix pas en des plongeons comiques 1880. Souvenirs d'un saint-cyrien 2004 il n'a rien vu comme de juste. Il ne sait rien, il n'entend rien. Frucke, énervé, l'attrape au collet et le secoue comme un prunier. 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne <6 citation(s)>

PRUNIER, subst. masc. Expr. fam. Secouer qqn, qqc. comme un prunier. Secouer quelqu'un, quelque chose avec force, avec violence; au fig., réprimander fortement quelqu'un, lui faire des reproches bien sentis. Eh! secouez-la comme un prunier et, au besoin, dégradez-y le portrait! criait le vieux Chaudrut (HUYSMANS, Sœurs Vatard, 1879, p. 275). Il ébranle le petit buffet, le Henri III. Il le secoue comme un prunier. C'est une avalanche de vaisselle (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 73) : 2. Puis la Marie a dit deux fois à l'Albert : Je te gifle. Puis elle l'a fait. Oui! Puis elle te l'a secoué comme un prunier. Il disait des sales mots; il tirait la queue des filles. Il a eu sa gifle. GIONO, Gd troupeau, 1931, p. 79. Étymol. et Hist. b) 1874 secouer (qqn) comme un prunier (GOBINEAU, Pléiades, p. 96) (TLFi) /

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