envoyer dinguer

date : 1833 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 31

envoyer dinguer

& aller dinguer ; dinguer

■ Éconduire, chasser, congédier, refuser, rejeter ; ■ bousculer, pousser, envoyer à terre, envoyer au loinjeter, faire tomber

Synonyme : chute, chuter, tomber, tombé, faire tomber, jeter, refuser, éconduire

Famille : envoyer/aller + éloignement

1957 Il retire son bâton de chaise – ce qui en reste – colle la machouille sur la table et d'une chiquenaude envoie dinguer le clope du côté de la fenêtre. 1957?. Dix ans de frigo 1957 les gonzes qui m'arrivent dans le train me tombent sur le rable et m'envoyent dinguer dans les fougères. 1957?. Dix ans de frigo 1935 D'abord, je les ai envoyés dinguer, à cause que j'avais un petit pote qui était troufion à Bar-le-Duc, et qu'on devait se marier à la classe. 1935. Viande à brûler 1979 et d'un violent coup de tête l'envoya dinguer dans sa cellule, narines éclatées. 1979. Le désert de l'iguane 1927 Chiche que je t'envoie dinguer les arpions dans la direction de l'étoile polaire ? 1927. A la revoyure - Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1938 Elle crache tout simplement, comme ça : flou ! son noyau qui s'en va dinguer sur la chaussée 1938. Moi, un nain 1870 si j'étais à sa place, j'enverrais dinguer le singe 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être 1870 Fallait le dire, je vous aurais envoyé dinguer plus tôt 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être 1870 à quinze ans il envoie dinguer ses parents, s'il n'est pas à la Roquette ou à la Conciergerie 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être 2004 « Vieux con », hurle Frucke et il l'envoie dinguer dans un coin de la salle 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne 1911 Il avait babillé du latin'muche au séminaire pour être calotin… […] Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il avait envoyé dinguer sa serpillère de ratichon pour cavaler après une gonzesse 1911. Le journal à Nénesse 1956 Je lui flanque une bourrade qui l'envoie dinguer par-dessus sa valise. Il s'étale sur le pageot. 1956. Fais gaffe à tes os <12 citation(s)>

DINGUER, verbe intrans. Fam. Tomber, s'effondrer brutalement. A. [Princ. à l'inf., après le verbe faillir ou un verbe de mouvement intrans. (aller, venir)] Il a failli dinguer. J'eus un éblouissement et m'en allai dinguer au pied d'un marronnier (GIDE, Si le grain, 1924, p. 408). Le type alla dinguer contre le mur (SARTRE, Mur, 1939, p. 207). Rare [Le suj. désigne un inanimé concr.] Les livres dinguaient (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 90). B. Emploi factitif. [À l'inf., après le verbe faire ou un verbe de mouvement trans.] Il fit dinguer sa chemise. Envoyer dinguer qqn ou qqc. J'attrape Toucheur par le col et je te l'envoie dinguer vers la porte (AYMÉ, Jument, 1933, p. 58) : 1. ... j'étais bien mort ou tout au moins en train de crever pour de bon, lentement, sûrement, et je tournais de l'oeil quand une douleur fulgurante m'a fait revenir à moi. C'était ce bondieu d'obus qui m'a emporté la jambe qui m'avait déterré et envoyé dinguer à 100 mètres. CENDRARS, La Main coupée, 1946, p. 96. Au fig. Repousser vivement, se débarrasser de quelque chose ou de quelqu'un sans ménagement. Synon. envoyer promener, envoyer paître. Un mauvais sujet qui quitte ses parents, qui envoie « dinguer » sa mère (GONCOURT, Journal, 1863, p. 1301). J'ai eu ce matin ton télégramme, vieux. J'ai tout envoyé dinguer pour te recevoir (L. DAUDET, Mésentente, 1911, p. 9) : 2. ... Joliot gisait, la mâchoire inférieure fracassée (...) on se répétait (...) Où diable! Joliot s'est-il fait arranger comme ça? Les Prussiens, peut-être (...) insinua un conscrit. On l'envoya dinguer. L. HENNIQUE, Les Soirées de Médan, L'Affaire du Grand 7, 1880, p. 234. Prononc. : []. Étymol. et Hist. 1540 « vaguer (?) » (Vie de S. Hermantaire ds R. Lang. rom., 3e série, t. 15, 172), attest. isolée; 1833 fam. envoyer dinguer qqn (VIDAL, DELMART, Caserne, p. 90 ds MAT. Louis-Philippe, p. 94); cf. 1863, juill. (GONCOURT, loc. cit.). Dér. du rad. onomat. ding-, prob. issu par dissimilation de dind- var. de dand- exprimant le balancement d'une cloche, v. dandiner. Fréq. abs. littér. : 12. Bbg. MAT. Louis-Philippe. 1951, p. 94. SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 44; Lang. par. 1920, p. 113, 303, 387. (tlfi:dinguer) /

Expression généralisée d'après le jeu de la toupie (SAINXIX) / Idée de jeter dehors en imprimant au bras le balancement du battant de la cloche (ding!) (AYN) / D'un rad. onomat. din-, ding-, exprimant le balancement (des cloches, etc.) (GR) / Dér. du rad. onomat. ding-, prob. issu par dissimilation de dind- var. de dand- exprimant le balancement d'une cloche, v. dandiner (TLFi) /

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