se débiner

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date : 1850 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 102

se débiner & débine-toi ; débine ! ; débiner 11

Se sauver, s'enfuir, manquer de courage et ne pas affronter qqchose, partir, s'en aller, disparaître (majoritairement pronominal) ; pars, va-t-en ; partir ANG : to run away, to go

Synonyme : fuir, s'enfuir, se sauver, s'échapper, s'évader, partir, s'en aller

2889_famille_pommereau.jpg: 966x768, 202k (24 septembre 2015 à 00h54)

1977 Elle me disait : « Allez hop, débine ! Va faire les courses, moi je te fais ton ménage. » 1977. Une vie de cheval 1979 il faudrait pas qu'on profite que je suis en train de vendre ma camelote pour se débiner sur ma chiotte 1979. Peau aime 1937 si l'aventure tourne mal, comme c'est en somme assez probable, il faut pas que nos Juifs se débinent 1937. Bagatelles pour un massacre 1950 Crotte, une maille qui se débine 1950. Ainsi soit-il 1945 Mon « homme » s'est endormi ! J'ai pu me débiner ! 1945. Femmes à l'encan - un esclavagisme patenté 1929 débine-toi, affreux ! 1929. Je suis un geux 1955 Débine-toi vieux machin et fais vite, tu connais le chemin 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1915 Je ne sais combien de temps je vais encore rester ici, mais j'ai vraiment la cosse pour me débiner de là. 1915. (correspondance) Les cinq mois de campagne d'un ouvrier parisien (1) 1924 c'était un habitué connu dans le quartier de Clichy sous le sobriquet du Marseillais. –Eh ben, les poteaux, est-ce qu'on fait une manoche ? Le Frisé objecta : –On n'a pas bézef de temps, faut qu'on s'débine ! 1924. Les dessous de Montmartre <9 citation(s)>

DÉBINER (SE), verbe pronom. Fam. [Le suj. désigne une pers.] S'enfuir, se sauver. Qui se bat en ce moment à la caserne? demanda l'officier. Les officiers, les nouveaux. Les copains, eux, se débinent où ils peuvent. Doit y en avoir plein la cave (MALRAUX, Espoir, 1937, p. 463). Mais il ne tarda pas à se dégonfler et se débina dans la direction d'une place vide encore (QUENEAU, Exerc. style, 1947, p. 170). [Avec ell. du pron.] Y avait plus personne dans notre escalier, ni dans la boutique non plus. Tout le monde était débiné... Ils devaient être rentrés chez eux (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 392). Maintenant, dit Bruneau (...) débinez, et plus vite que ça! (P. VIALAR, Pt jour, 1947, p. 40). P. métaph. [Le suj. désigne une chose] S'en aller. Tout se débine en lambeaux (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 390). La raie dans ses cheveux (...) se débine tout de traviole! (MONTHERL., Pitié femmes, 1936, p. 1107). Prononc. : [debine], (je me) débine [debin]. Étymol. et Hist. 1852 « prendre la fuite » (Paillet ds Patrie, 2 mars ds LARCHEY, Dict. hist., étymol. anecdot. arg. paris.). Étymol. obsc. (les rapports du mot avec débiner1 sont incertains, FEW t. 31, p. 343 a). STAT. Débiner1 et 2. Fréq. abs. littér. : 98. BBG. GRIMAUD (F.). Pt gloss. du jeu de boules. Vie Lang. 1968, p. 113. (tlfi:débiner) /

Se biner, 1771; probablt de dé-, et (se) biner, anc. français (s'en) bin(n)er « s'en aller secrètement » (bignier, XIIIe), d'orig. inconnue ; mais P. Guiraud ne distingue pas ce verbe de débiner = passer aux aveux (GR) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

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