copain

date : 1838 registre ancien : 7 registre moderne : 5 fréquence : 443

copain & copin ; mon vieux copain ; faire copain ; se faire un copain, une copine, des copains ; être copain ; être copains ; être copain avec ; devenir copain avec ; copine (fém.) ; petite copine ; petit copain ; en copain ; ne pas se faire que des copains ; meilleur copain, meilleure copine n.

Camarade (scolaire, miliraire, etc.), ami (de jeunesse, etc.), pair ; camarade, compagnon, collègue (ouvrier, artisan...), co-qqchose ; complice ; copartageant ; petit(e) ami(e), fiancé(e), amant, personne aimée ; alter ego ; se faire des ennemis ; meilleur ami, meilleure amie ALL : Freund, Kamerad / ANG : a fellow workman, old mate ; friend

Synonyme : ami, camarade, complice Famille : copain Usage : scolaire, étudiant, grande école, militaire, guerre

2832.jpg: 600x762, 80k (20 août 2013 à 22h48)

2008 À force de grimper les quinze étages de la tour à pied, Nedjma, ma meilleure copine et moi, on va bientôt être parées pour les championnats de France de varappe. 2008. Kiffer sa race 1914 Elle gîtait, au flanc de la butte Montmartre, au troisième étage d'une maison salubre, avec une « copine » qui n'était pas moins « dessalée » 1914. La grâce de Bichu, dans Racaille et parias 1977 Dans le 13e j'ai des copains 1977. Le blues de la porte d'Orléans 1977 Mon copain Pierrot s'est planté sur l'autoroute un jour de pluie 1977. La chanson du loubard 1977 Mes copains sont tous en cabane 1977. Je suis une bande de jeunes 1977 Tu m'as présenté tes copains 1977. Adieu minette 1979 Avec deux trois copains aussi mauvais que moi 1979. Chtimi rock 1980 avec ma copine Germaine 1980. Dans mon HLM 1981 On choisit ses copains mais rarement sa famille 1981. Mon beauf xxxx C'est un copain m'dis-je plein d'émoi, et ma femme le prend pour moi ! 0000. Tirliquipiton 1932 Comme les copines je me morphine 1932. La coco 1989 accent tenu sur le dernier mot, surtout si c'est juste le copain le coquin le concubin le mec 1989. La vacation 1969 à part mes petites copines et quelques amis, je n'en vois pas à qui cela pourrait faire de la peine 1969. Au décarpillage 1925 Ah ! vous, vous êtes un copain… À quand la révolution ? On leur passera quelque chose, à tous ces sales bourgeois ! 1925. Mon curé chez les pauvres 1927 Tu as des forçats pour amis ? Castrillo rectifie pour « copains ». 1927. Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire 1955 nous sommes restés bons copains et quand il est en retard d'affection, on s'arrange 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1898 Sans doute Lichmann et Thomassou sont copains ; ils ont eu l'occasion de s'offrir mutuellement nombre de « canons sur le zinc » 1898. Bistrouille en Cour d'Assises ou le cadavre ambulant. Contes du Petit Pioupiou (5e série) 1970 Il a l'âge de Carlos Servera et tous les deux étaient bons copains. 1970. Échelon de destruction 2009 Cette ancienne top-modèle menait une vie simple, plutôt casanière, même s'il lui arrivait aussi de dévaliser, avec ses copines, les magasins de la rue Saint-Honoré. 2009. Sang d'encre au 36 2009 Lui, son ami d'enfance, son copain de collège ! 2009. Sang d'encre au 36 1954 Un que j'aurais aimé revoir, par contre, c'était Allouin. On était bons copains. 1954. Les portes de l'aventure 1978 Ça t'arrive d'être emmerdé ? –Ça arrive, oui. Mais disons, on me cherche pas tellement des noises, parce qu'ils me connaissent un peu, je suis copain avec tout le monde pratiquement. 1978. Les garçons de passe - Enquête sur la prostitution masculine 1997 mon cousin, toujours pressé […] d'aller rejoindre ses copains, mot, à Mazerme, jugé tout ce qu'il y a de vulgaire, ça, « copains » 1997. L'aveu différé 1918 ce qu'un général ou même un maréchal de France n'obtiendra jamais pour un de ses protégés, un simple secrétaire nanti d'un porte-plume et « culotté », peut l'accorder à ses copains le plus aisément du monde. 1918. Loin de la rifflette 1861 on lui expliqua que ce nom de camarade de lit, vrai dans toute son acception lorsque les soldats couchaient deux à deux, n'a plus aujourd'hui que la signification de copin. Les soldats, en effet, ont conservé l'habitude de s'associer deux par deux 1861. Le 13e hussards. Types, profils, esquisses et croquis militaires... à pied et à cheval 2004 Il allait au lycée et envisageait de brillantes études. Il avait des copains et des copines. Le bon temps… 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne 1978 Sa copine est lycéenne, et sa famille la voit d'un très mauvais oeil fréquenter un ouvrier. 1978. L'établi 2012 les choristes, leurs familles, leurs copains et les copains de leurs copaines, les bénévoles de la MJC, leur entourage, leurs copains et encore les copains de leurs copains avaient été entendus. 2012. Des clous dans le coeur 2007 il dealait… […] Alors, forcément de par son activité, il ne s'est pas fait que des copains. 2007. La gigue des cailleras 1933 Les hommes ont de vrais copains, les femmes n'ont jamais de vraies amies. 1933. Puberté. Journal d'une écolière 1977 Moi, je me suis fait une copine qui a bon appétit. Il n'y a que comme ça que je supporte les femmes. 1977. Faut pas rire avec les barbares 2011 c'est plus facile si on est entre copains. Un peu comme à l'armée. La camaraderie, ça aide à tenir. On picole ensemble, on blague, on se serre les coudes, et on finit par croire qu'on peut compter les uns sur les autres. 2011. La nuit du vigile 1968 Rusé, papelard, il était copain avec tout le monde sans avoir réellement d'amis. 1968. Histoires de... boxe 1999 un homme avait tabassé sa copine pour l'avoir trouvée à califourchon sur un voisin de palier 1999. Massacre à la chaîne <34 citation(s)>

COPAIN, subst. masc.; COPINE, subst. fém. Familier A. 1. Camarade de classe, de jeu, de loisirs (qui est souvent de la même génération). Expr. Salut les copains. On ne dit pas bonjour aux copains (DORGELÈS, Croix de bois, 1919, p. 272). Les Copains, de J. Romains. Un bon copain, un vieux copain. Une partie de cartes entre copains (FARGUE, Piéton Paris, 1939, p. 24). Elle allait faire du camping par ici avec une copine (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 196). Ça fait plaisir de revoir un copain des vieux jours (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p. 178) : 1. Il avait un camarade, un copin [sic], comme nous disions au collège, avec lequel il partageait tout. MÉRIMÉE, Mél. hist. et littér., 1855, p. 306. Loc. adv. En copain(s). Il faut que vous veniez dîner à la maison, en copain, sans cérémonie (COURTELINE, Linottes, 1912, III, p. 56). Ici, plus de manières. On boit en copains (ARNOUX, Paris, 1939, p. 37). Emploi adj. : 2. ... toute cette marmaille ne m'appelle pas grand'père. Ça sent les rhumatismes, les foulards, la chaise percée, la chancelière, la tête branlante (...) ils m'appellent grand-Ram. Ça, c'est gentil, c'est copain, ça ne fleure pas le corbillard. G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Cécile parmi nous, 1938, p. 96. Expr. Être (très bon) copain avec; être (rester) copain(s). Avoir des relations de camaraderie avec. Il reste une heure, on cause, il est très copain avec moi (MARTIN DU G., Thib., Pénitenc., 1922, p. 713). Juliette est restée très copine avec son ex-mari (BEAUVOIR, Mandarins, 1954, p. 250). Ils étaient copains comme cochons (GENEVOIX, Raboliot, 1925, p. 130). 2. En partic. a) Camarade de régiment. Mon ami de Presles, Marcel Grindier, un vieux copain de tranchée qui était là dans tous les moments les plus durs (MONTHERLANT, Exil, 1929, III, 3, p. 76) : 3. Vous verrez... des années passeront. Puis nous nous retrouverons, un jour, nous parlerons des copains, des tranchées, des attaques, de nos misères et de nos rigolades, et nous dirons en riant : « c'était le bon temps... » DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 126. b) Camarade de parti, de syndicat. Vinet avait invité une petite copine, qui avait travaillé pour lui à la permanence (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 156). c) Camarade de travail, collègue : 4. Comme si vous ne devriez pas avoir honte [dit Lahrier au père Soupe] de vous faire flanquer quatre mille balles pour ne rien fiche ... depuis le jour de l'an jusqu'à la Saint-Sylvestre, pendant que les copains triment à votre place. COURTELINE, Messieurs-les-Ronds-de-cuir, 1893, 4e tabl., I, p. 130. 3. P. ext. Celui qui partage la même opinion. Jeudi 17 juillet. Drumont et son copain en antisémitisme, de Biez, dînent aujourd'hui. (GONCOURT, Journal, 1890, p. 1205). B. Spécialement 1. Péj. Personne qui utilise la complicité de quelqu'un ou qui est le complice de quelqu'un. Le règne des copains et des coquins : 5. Qui donc prétendait que la République des camarades était morte? L'État français [sic] des petits copains paraît devoir la remplacer avantageusement. L'OEuvre, 1er janv. 1941. Expr. Faire copain avec. Par fierté, il se refusait à aller dire au Papon d'annoncer une visite : Faire copain avec les domestiques contre un Coëtquidan, ça, non! (MONTHERLANT, Célibataires, 1934, p. 861). 2. Amoureux, amant : 6. Je rencontre aussi, tous les soirs, une petite putain, peinte et poudrée. Elle est amputée d'une cuisse et marche avec des béquilles. (...). Il paraît que cette personne a des amateurs : Chaque jour elle change de copain. G. DUHAMEL, Journal de Salavin, 1927, p. 115. 7. Il lui dit : Quand j'avais seize ans seize ans, vous entendez, j'avais une petite copine de quatorze ans. Je l'aimais comme on aime pour la première fois, c'est-à-dire avec un feu qu'on ne retrouvera jamais plus. MONTHERLANT, Les Jeunes filles, 1936, p. 1069. Prononc. et Orth. : [], fém. [-in]. Ds Ac. 1932. L'anc. forme compain est transcrite ds LAND. 1834 qui admet également la graph. étymol. compaing et ds LITTRÉ : kon-pin. Étymol. et Hist. 1. 1708 copin « grand homme sot et niais » (FUR.), attest. isolée; 2. 1838 copain « camarade » (d'apr. ESN. sans réf.); 1843 copin (BALZAC, Illus. perdues, p. 668); av. 1883 copine (Macé ds LARCH. Suppl., p. 42); 1883 compaing (GONCOURT, Journal, p. 290); 1919 compain (ROLLAND, C. Breugnon, p. 229); 3. ca 1895 copain « amoureux, amant » (d'apr. ESN. sans réf.). Forme dénasalisée de l'a. et m. fr. compain (compagnon*). Cf. dès la 2e moitié du XVe s. la forme coppin « compagnon » (MOLINET, Faits et dits, éd. N. Dupire, t. 2, p. 732). Fréq. abs. littér. Copain : 809. Copine : 34. Fréq. rel. littér. Copain : XIXe s. : a) 4, b) 39; XXe s. : a) 1 173, b) 2 710. (TLFi) /

Viendrait de compain (SAINXIX) / Ce mot n'appartient pas à Ed. About comme le dit LAR, c'est un dérivé du vieux mot français compaing (VIR) / Eating their bread together (MAR) / Du vieux mot : compaing = compagnon (AYN) / forme dénasalisée de l'anc. franç. compain (→ Compagnon) (GR) / Forme dénasalisée de l'a. et m. fr. compain (compagnon*). Cf. dès la 2e moitié du XVe s. la forme coppin « compagnon » (MOLINET, Faits et dits, éd. N. Dupire, t. 2, p. 732) (TLFi) / C'est par corruption que l'on dit copain ; le vrai mot est compain ou compaing, qui lui-même vient de cum et panis, qui mange le même pain. (D'Albanès, 1845) / du vieux mot compain, compagnon (Dech1918) / Vocabulaire des écoliers (Marty Laveaux 1857) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 729