canasson

date : 1866 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 61

canasson

& cannasson, caneson ; canaçon

n.m.

Cheval ; mauvais cheval, vieux cheval, rosse ; vieux, mauvais ; (vieillard) ALL : Pferd, Gaul / ANG : a cab horse, a nag ; horse

Synonyme : cheval

Usage : pmu, courses, hippisme, équitation

1935 Mais si je gagne des rentes avec les canassons, je n'irai pas le crier sur les toits comme ce brave bougre de père La Cerise. 1935. Viande à brûler
1969 Ce canasson en deuil me faisait pisser de rire 1969. Au décarpillage
1976 Dans ces maisons, on trouvait l'écuyère, fouet en main, qui enfourchait son canasson humain, accroupi à quatre pattes à la manière d'un coursier 1976. Un septennat policier - Dessous et secrets de la police républicaine
1967 c'est un joueur qui flambe au P.M.U. Les canassons, c'est son vice. 1967. Raymond la Pente
1984 N'importe comment, aucun canasson n'aurait jamais pu se faire à sa tronche et à ses manières. 1984. Boulevard des allongés

<5 citation(s)>

Populaire A.− Mauvais cheval, rosse. Un vieux cocher à Carrick, qui conduisait une haridelle boiteuse, ou, pour parler plus proprement, un horrible canasson (A. France, La Vie en fleur,1922, p. 555). − P. ext. Cheval : À peine en selle, Angélo sentit sous lui un cheval plein d'esprit. − Qu'est-ce que vous dites du canasson, mon capitaine? demanda le brigadier. Les nôtres sont de la même trempe. Giono, Bonheur fou,1957, p. 127. B.− Fam. [En constr. d'apostrophe; s'appliquant à un homme] Vieux canasson. Vieille bête (avec une nuance d'affection mêlée de légère dérision). Tu vas venir avec nous, mon vieux canasson, dit Anatole à Auguste (Huysmans, Les Sœurs Vatard,1879, p. 86). Prononc. : [kanasɔ ̃]. Étymol. et Hist. 1866 (A. Delvau, Dict. de la lang. verte, p. 58 : Canasson. Cheval, − dans l'argot des faubouriens, qui savent que cet animal se nourrit de son aussi bien que d'avoine); d'où 1901 (Rossignol, Dict. d'arg., arg.-fr. et fr.-arg., p. 22 : Une vieille prostituée est également un canasson). Altération péj. de canard*, arg., au sens de « mauvais cheval, petit cheval », 1922 (Lar. Univ.) avec suff. -asson (-asse* et -on*), cf. arg. poulet « cheval » 1828 ds Esn. ; l'hyp. d'une dér. à partir de cagne « mauvais cheval » (Guir. Etymol. 1967, p. 56) est peu satisfaisante du point de vue phonétique. Fréq. abs. littér. : 14. Bbg. Duch. 1967, § 15.5. − Sain. Lang. par. 1920, p. 410. (tlfi:canasson) /

Suffixation qui suppose cagnasse, de cagne (SCHW1889) / Viendrait de canard (AYN) / Altér. péj. de canard «mauvais cheval», et suff. -asson (GR) / Dérivé de canard (Dauzat1918) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

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