biture

date : 1842 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 54

biture & bitture ; demi-biture ; prendre une biture ; prendre sa bitture ; tenir une biture ; avoir une biture ; se prendre une biture ; se flanquer une biture ; se flanquer la biture ; s'en flanquer une biture ; tenir qqchose comme biture ; relever de biture n.f.

Ivresse, excès d'alcool ; être très ivre, se souler fortement ; (bon repas) ALL : grosse Esserei, Rausch

Synonyme : ivre, souler (se), s'enivrer, boire de l'alcool, ivresse, excès de boissons Famille : biture Usage : alcool, ivrognerie, boire

2682.jpg: 588x769, 91k (06 juillet 2011 à 18h45)

1955 Par-dessus le marché, elle a l'air de tenir une méchante biture. Et dans sa carrée, ça pue l'alcool et le dégueulis, tout ça dans une fumée à couper au sabre. 1955. Mollo sur la joncaille 1927 je suis de ton avis. Les poteaux ont dû se flanquer la biture pendant qu'on s'expliquait avec le flicard 1927. Nouvelles aventures des Pieds Nickelés (suite), dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1908 J'suis très heureux quand je tiens une biture 1908. Buvons encore du vin 1954 t'en aller siroter jusqu'à la gauche, prendre une formidable biture pour donner à ton dégoût de toi-même une raison avouable 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville 1890 le peuple […] est toujours disposé à flanquer, à l'oeil, des mufées de vanités, des bitures de présomption 1890. Biribi 1842 c'est la mère Husson, respectable hôtelière, au logis de laquelle le cortège fait halte pour une biture générale. 1842. Les écoles militaires - École de Metz, dans Les Français peints par eux-mêmes 2012 va coucher ton copain de biture et reviens me voir. 2012. Des clous dans le coeur 1928 Des voyous ricanent en la dévisageant ; cette pâleur d'agonie les amuse : –Eh bien, la petite mère, on a pris sa bitture !… 1928. La racaille 1928 Quand mon homme a fait sa crevaison aux Grandes-Carrières, dans le XIIIe, ça m'avait tellement débinée que je suis restée huit jours sans dessaoûler… Tu parles d'une bitture ! 1928. La racaille 1953 Ah, oui, je me souviens ; ma mission me revient. Malgré ma demi-biture, je ne me suis pas trop mal défendu. 1953. Alors, pommadé, tu jactes ? <10 citation(s)>

BIT(T)URE, (BITURE, BITTURE)subst. fém. B. Pop. Ivresse. Prendre, se donner une bit(t)ure. Synon. cuite :

... je possède encore demi-douzaine de bouteilles d'ale qui ne vous est pas désagréable et (...) nous pourrions nous donner une biture... MÉRIMÉE, Lettres aux Antiquaires de l'Ouest, 1870, p. 220.

Étymol. et Hist. p. ext. [1835] arg. « excès de nourriture, de boisson » [d'apr. ESN.] 1842 (E. DE LA BÉDOLLIÈRE, Les Écoles militaires, Franc. p.p. eux-m., t. V, p. 122 dans Fr. mod., t. 14, p. 218). Dér. de bitte*; suff. -ure*; l'identification de biture avec boiture « boisson, débauche de boisson », XVe s. dans GDF. (DAUZAT 1968), peu attesté, lui-même dér. du m. fr. boite « id. » (XVe s., Ibid.), du lat. bibita, n'est pas acceptable du point de vue phonét.; cette ext. de sens est prob. née dans l'arg. des marins par l'intermédiaire de syntagmes tels que prendre [une] biture « s'en donner tout son soûl », l'arrivée au port étant l'occasion de ripailles et de beuveries, etc. (tlfi:biture) /

Mot vulgaire emprunté aux marins (SAIN-TRANCH) / Milieu XIXe ; dans le langage nautique, un biture est une longueur de câble qui se déroule quand on mouille l'ancre : les étymologistes donnent des explications compliquées pour relier ce sens avec celui d'ivresse, il est probable pourtant que les marins ont refait, sous cette forme qui leur était familière, un mot du No-O : béture (anc. fr. boiture) = boisson, débauche de boisson (MCC) / 1842 (GR) /

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