bath

date : 1804 registre ancien : 9 registre moderne : 8 fréquence : 137

bath & bathe ; bat ; bât ; bate ; batte ; c'est bath ; c'est rien bath ; c'est rien bat ; il est rien bath ; de bath ; baths (pl.) ; le plus bath ; bath ! ; du bat ; rebath ! ; bath comme tout n., adj.

Bien, beau, bon, agréable, admirable, supérieur, de qualité supérieure soigné, joli, élégant, magnifique, splendide ; > étonnant, expression d'étonnement admiratif ; le mieux ; du vrai, de l'authentique ; qqun de bien ALL : schön, prächtig, das ist sehr schön / ANG : good, fine, he dresses like a dude [sic]

Synonyme : étonnement, interjection, exclamation, bien, bon, beau, joli, neuf, nouveau Morphologie : apocope Famille : bath (bien)

1914 « Qui qu'oserait l'dire tout haut, qu'j'ai eu l'taf ? » défia-t-il. Un voyou mince et blafard répliqua, prenant l'assemblée à témoin, d'un geste circulaire de ses bras nonchalants : « On sait qu't'es bath, Bel-Os… et pas flemme… » 1914. La mère Croûte, dans Racaille et parias 1885 ça c'est un nom de bath pour un barbe 1885. L'aventure de Marius Dauriat - Études d'argot, dans La Chair 1925 T'es bath […] La plus bath. T'es ma femme 1925. L'Equipe 1844 Bath ! Dit Cornet Tape Dur dont les yeux écarquillés annonçaient le plus profond étonnement 1844. Les vrais mystères de Paris 1939 Cette société, réguliers, camelots, harengs, mecs, « titis, gandins », broches, sous-broches, midinettes, mijaurées, gonzesses, boutiquières, les bombes, costauds chenilles, tourneuses d'obus, vitrioleuses, qui sont baths, ou marles 1939. Le piéton de Paris 1981 C'est la plus bath des javas (titre, refrain) 1981. La plus bath des javas 1927 je croyais que c'étaient tous de baths zigues ? 1927. Les Pieds-Nickelés au Mexique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1961 La vie est si bath que j'en suis noyée 1961. Les bleuets d'azur 1927 je préfère me griser avec de l'eau-de-vie, c'est plus bath 1927. China-Town, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1954 J'suis snob… c'est bath 1954. J'suis snob (I) 1955 Ah ! t'es bat, Jessy, c'est pas ma tordue qui parlerait comme ça 1955. Pas de pitié pour les caves 1916 Pour une paire de baths pompes que j'avais, la v'là foutue ! c'est à vous dégoûter d'marcher 1916. Sous Verdun (août-octobre 1914) 1917 « Ben, mon vieux ! Sont baths, ces frites-là. » 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1917 –C'est qu'ils savent où nous allons. –À la Calonne, pas vrai ? –Oui, au carrefour. –Ph ! bath ! Y a des cagnas toutes pleines de paille, d'la paille sèche ! 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1917 Mon vieux, c'est rien bath comme chair, c'est rien bath ! Moi aussi, c'est bath. J'vais te montrer ça t't à l'heure. Cest rouge, la peau revient bien ; mais, dame, elle est mince, mince ! 1917. La vie des Martyrs. 1914-1916 1872 Le camelot tient sa boterne toute en bat [n'a que du vrai dans sa boutique]. 1872. Dictionnaire d'argot ou de jargue (5) 1872 C'est la grosse cavalerie qui a turbiné cette sorgue ; le chopin est bat. 1872. Dictionnaire d'argot ou de jargue (7) 1947 Elle est bath au plumard 1947. Mon journal dans la drôle de paix 1898 C'est ça qui serait « bath » (étonnant) de voir l'apprenti curé aux prises avec le diable ! 1898. Bistrouille à l'armée du salut. Contes du Petit Pioupiou (4e série) 1915 –Tu l'connais, toi, çui-là ? –Ah vieux, ça c'est un bath ! –Et pis un rigolo ! –Et pis un qui s'en fout ! 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard 1915 V's allez pas rester à moisir dans vot'e cagibi ? Fait bath dehors, amenez-vous avec moi. 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard 1947 Il avait toujours proclamé qu'avec les femmes de larges épaules valent cent fois mieux que les discours des plus « bath ». 1947. Fleur-de-Poisse 1931 Oh ! bath, rebath ! C'est bientôt, p'pa ? Est-ce que mon oncle Albert sera là ? […] Pour être bath, ça c'est bath ! 1931. Mal loti 1931 Comment va la petite famille ? Nénesse haussa les épaules. –Ça va, ça va, je vous remercie. Ça a déjà trois mois. C'est bath comme tout à cet âge-là. Mais quel tintouin. 1931. Mal loti 1922 la prit dans ses bras, l'embrassa longuement. –Tiens ! t'es une bath petite môme. 1922. Au Lion Tranquille 1914-1919 Troissy. Neige. Quel bath hiver pour nous, à côté des deux précédents ! 1914-1919. Les carnets de l'aspirant Laby. Médecin des tranchées 1928 Ah ! ma gosse, ce qu'on serait bath !… Tu peux dire, oui, qu'on serait plus dans la purée… 1928. La racaille 1918 flairant le « bath filon » 1918. Loin de la rifflette <28 citation(s)>

BATH, adj. et subst. masc. A. Adj. inv., pop. Se dit de tout ce qui est beau, joli, bon ou agréable : 1. Quand il sut qu'ils appartenaient au 22e, caserné à Commercy, il manifesta une curiosité excessive : ah bah! une bath garnison, hein ? COURTELINE, Le Train de 8 h 47, 1888, 2e part., 4, p. 134. 2. I' n'a pas pipé. « C'est bon, c'est bon », qu'il a dit en foutant le camp, et après, il a été bath comme tout avec moi. BARBUSSE, Le Feu, 1916, p. 44. 3. J'ai même reçu un coup de flingue... et vise la bath jumelle que j'ai prise à un macchabée boche, un officier... DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 167. Loc. Bath à faire. ,,Bon à voler`` (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., 2e Suppl., 1883, p. 12). Bath au pieu. ,,Bon au lit`` (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., 2e Suppl., 1883, p. 12). Être fait bath : 4. Quand un grasdoublier pomaquera sa camelotte, qu'il ne la repige pas, il serait fait bath. Quand un voleur de plomb perdra le produit de son vol, qu'il ne le ramasse pas, il serait arrêté. HOGIER-GRISON, Les Hommes de proie, Le Monde où l'on vole, 1887, p. 299. Étymol. ET HIST. 1. 1846 adj. pop. « beau » (Féval dans ESN. : Si c'est possible de voir un plus joli montant [pantalon!]... c'est bath ... mais bath pour de bon); 1887 faire bath « arrêter un voleur » supra; 1878 être bath (L. LARCHEY, Dict. hist. d'arg., p. 368 : bath être : Être arrêté, Ironie); 2. 1897 « papier à lettre de qualité » (Nouv. Lar. ill.). Orig. discutée, aucune des hyp. proposées n'étant pleinement satisfaisante : soit du nom de la station angl. Bath, très prisée par la haute société angl. au XVIIIe s. (A. Rigaud dans Vie Lang., no 144, p. 179; BL.-W.5), cette hyp. étant la seule à rendre compte de la forme bath; soit forme apocopée de l'arg. batif « joli » 1837, VIDOCQ, Vocab. dans SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 114 (FEW t. 1, p. 297a, note 14), lui-même considéré comme issu, avec chang. de suff., de battant dans le syntagme battant neuf « (d'un tissu) fraîchement battu, tout neuf » v. battre; soit emploi adj. de l'interj. onomatopéique bath exprimant l'étonnement (1804, STENDHAL, Filosofia nova, 2, 276 dans QUEM.); la désignation de 2 semble plutôt dér. du sens « beau » (1) que directement issue du nom de Bath, ville où l'on aurait fabriqué cette sorte de papier. STAT. Fréq. abs. littér. : 67. BBG. DUCH. 1967, § 9. DUCH. Beauté 1960, p. 143. RIGAUD (A.). Consultation (La) permanente de l'Office du vocab. fr. Vie Lang. 1964, p. 179. (tlfi:bath) /

Forme abrégée de batif, parallèle à battant (SAINXIX) / Cité dans VIR à batif, bative (VIR) / On écrit bath dans le sens de beau ; l'explication sous-entendue c'est qu'en voyant le mot bath sur le papier à lettres commun on s'est imaginé que ça voulait dire : de bonne qualité, cela fait anecdote (Le Temps, cité par DEL) / Vient de batif = neuf au début XIXe (PN-c) / Il ne faut pas y voir le verbe batîr comme le dit Ascoli : battant neuf correspond à flambant neuf ou flambant signifie beau, superbe : battant a donc signifié neuf et joli et bat, formé par apocope n'a gardé que le second sens (SCHW1889) / Orig. discutée, aucune des hyp. proposées n'étant pleinement satisfaisante : soit du nom de la station angl. Bath, très prisée par la haute société angl. au XVIIIe s. (A. Rigaud dans Vie Lang., no 144, p. 179; BL.-W.5), cette hyp. étant la seule à rendre compte de la forme bath ; soit forme apocopée de l'arg. batif « joli » 1837, VIDOCQ, Vocab. dans SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 114 (FEW t. 1, p. 297a, note 14), lui-même considéré comme issu, avec chang. de suff., de battant dans le syntagme battant neuf « (d'un tissu) fraîchement battu, tout neuf » ; soit emploi adj. de l'interj. onomatopéique bath exprimant l'étonnement (1804, STENDHAL, Filosofia nova, 2, 276 dans QUEM.) ; la désignation de 2 semble plutôt dér. du sens «beau» (1) que directement issue du nom de Bath, ville où l'on aurait fabriqué cette sorte de papier (TLFi) / P.-ê. apocope de l'argot batif « joli », de battant (neuf) ; → Battre ; la toile neuve «sort du battant du tisserand» (Guiraud) ; ou d'une exclamation admirative bat' ; → Bah ; l'orthographe bath a fait évoquer (sans doute à tort) la ville anglaise de Bath (GR) / N'est plus guère en vogue aujourd'hui (FrançoisPléiade) / Nous vient de l'Angleterre, de la ville d'eau de Bath, célèbre par son élégance il y a plus d'un demi-siècle (Dech1918) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

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