lupanar

date : 1532 registre ancien : 3 registre moderne : 3 fréquence : 52

lupanar & lupanaire n.m.

Bordel, maison de tolérance, maison de débauche, maison de prostitution ; lieu de débauche

Synonyme : bordel, maison de tolérance Usage : prostitution

1961 il n'est pas sans intérêt de rappeler au lecteur le fonctionnement des anciennes « maisons » et le sort qui fut fait aux cent quatre-vingt-dix lupanars de la Capitale [en note : On dénombrait à Paris 240 « maisons » en 1850, 140 en 1872, après le siège de Paris, 329 en 1900, comptant plus de trois mille pensionnaires.], au lendemain de leur fermeture. 1961. L'hydre aux mille têtes 1892 Dans ces temps reculés [tradition antique] on donnait aux prostituées le nom de louves, c'est même de là que leurs ignobles repaires furent appelés lupanars. [I,9] 1892. La Prostitution 1841 Ils vous conteront avec effronterie toutes les scènes de la taverne et du lupanar 1841. Les forçats considérés sous le rapport physiologique, moral et intellectuel, observés au bagne de Toulon 1945 Paris, lupanar du monde ! 1945. Femmes à l'encan - un esclavagisme patenté 1918 il avait tombé la tenancière d'un des lupanars les mieux achalandés 1918. Loin de la rifflette 1890 O bétail aveugle et sans pensée, chair à canon et viande à cravache, troupeau fidèle et hébété de cette église : la caserne et de sa chapelle : le lupanar 1890. Biribi 1955 était là, grotesque, habillé en femme, portant bonnet et tortillant de la croupe comme une fille de lupanar 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1841 Non loin de là, est la Chaumière ; vrai lupanar où vient s'abattre un essaim d'étudiants, de commis marchands, de femmes plus ou moins entretenues et de grisettes qui se livrent à une cachucha dont le sergent de ville est souvent forcé de réprimer la licence. 1841. Des dangers de la Prostitution ; par Aimée Lucas <8 citation(s)>

LUPANAR, subst. masc. Littér. Maison de prostitution. Synon. bordel (vulg.), bobinard (pop.), bocard, boxon (arg.). Femme, fille de lupanar; tenancier (-ière) de lupanar; lupanar immonde. C'est avec son corps, tout comme ses soeurs du lupanar et du trottoir, que cette créature gracieuse (...) a gagné le droit de s'asseoir légalement dans ce milieu (BOURGET, Nouv. Essais psychol., 1885, p. 33). Je déguisais ma chère maîtresse en bardache, je la grimais en vieille salope sinistre et poivrée; je traînais mon amour au lupanar, je baignais mon cher archange dans les latrines (MILOSZ, Amour. initiation, 1910, p. 105): .... ce même homme, après l'avoir délaissée, la retrouvait quelque soir d'orgie au fond du lupanar, pâle et plombée, à jamais perdue, avec la faim sur les lèvres et la prostitution dans le coeur. MUSSET, Confess. enf. s., 1836, p. 16. Emploi en appos. à un subst. avec valeur d'adj. Il oppose à l'art voluptueux des Raphaël, des Titien et des Giorgione l'art lupanar des Rops, des Guys, des Toulouse-Lautrec, des Forain et des Degas (BARRÈS, Cahiers, t. 7, 1909, p. 159). Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1532 lupanare (RABELAIS, Pantagruel, chapitre 6, éd. V.-L. Saulnier, p. 32). Lupanar, mot lat. signifiant « maison de prostitution, lieu de débauche » (de lupa « louve » et au fig. « courtisane, prostituée »). Fréq. abs. littér.: 61. (tlfi:lupanar) /

viendrait de la désignation de prostituées en louves (voir ce mot) [Hayès-I,9] / lat. lupanar, de lupa (→ louve), au sens fig. de « prostituée » (GR) /

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