estaminet

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registre moderne : 2 fréquence : 22

estaminet n.m.

Petit café populaire, débit de boissons ; > spécialement : salle de bordel, pièce principale du bordel (salle où l'on consomme à boire)

Synonyme : débit de boissons, bar, café Usage : alcool, ivrognerie, boire

1823 À six heures, heure fixe, heure irrévocable, les dames partent : telle est la loi suprême du Corridor Rouge. Sitôt après leur départ, la salle de banquet se change en estaminet, la bierre circule, on bourre les pipes d'un excellent tabac turc dont je me suis muni pour mon voyage, les chants commencent. 1823. Voyage à Sainte-Pélagie 1961 j'étudiai les noms accueillants de nombreux petits estaminets, où s'exprimait si justement toute la bonhomie flamande 1961. Orages d'acier - Journal de guerre 1917 En face de la gare il y a un estaminet, où le dimanche les jeunes gens se réunissent pour danser 1917. Journal d'un officier de liaison. (La Marne - La Somme - L'Yser) 1915 Ici [près d'Arras], le café est inconnu ; on ne connaît que l'estaminet, sans luxe, sans glaces, où le comptoir de zinc tient la plus large place et où l'on boit la chope debout. Pas de variété dans les boissons : la bière ou le petit verre de tord-boyaux 1915. Journal d'un poilu. août 1914-décembre 1915 1953 Il paraît qu'elle a bien réussi en Belgique. Dans un estaminet. On n'a pas pas ça nous autres, en France, des estaminets. Je suis sûr que ça prendrait. Parce que ça ne fait ni bordel ni café. C'est entre les deux, quoi ! 1953. De la boue et des roses 1968 Professeur de gymnastique, de boxe française et anglaise, Descamps inculqua à son élève l'essentiel de son savoir. Puis il l'emmena le samedi soir, le dimanche toute la journée dans ses tournées d'exhibitions, hantant tous les estaminets de la région. 1968. Histoires de... boxe 1956 Là où je me trouve s'ouvre une sorte d'estaminet puant et sombre. Au fond, un guitariste vérolé joue un flamenco désespérant. 1956. Fais gaffe à tes os 1974 il lui était interdit de se rendre dans les grands cafés de la ville. À lui étaient dévolus les estaminets minables ! 1974. J'ai été 16 ans médecin à Fresnes 1841 Les endroits réputés dangereux, tant par le grand nombre d'individus qui s'y réunissent que par le commerce clandestin qu'ils y exercent impunément, sont, sans contredit, certains estaminets du boulevard du Temple et certains autres dans le voisinage du Château-d'Eau, de la place de la Bourse et de la Cité ! 1841. Des dangers de la Prostitution ; par Aimée Lucas <9 citation(s)>

A.− Vieilli. Café ou salle de café où l'on peut fumer (cf. tabagie). La senteur fumeuse des estaminets (Huysmans, Soeurs Vatard,1879, p. 144): 1. Au second estaminet, comme il avait achevé de fumer son restant de tabac, il recommença son antienne. Ce diable d'homme avait des restants de tabac dans tous les estaminets, qui lui servaient de relais pour ses pipes et son gosier. Balzac, OEuvres div.,t. 2, 1830-35, p. 493. B.− P. ext., usuel. Petit café populaire. Un petit estaminet (...) une affreuse baraque de planches où l'on débitait du genièvre aux mineurs trop pauvres pour aller ailleurs, dans un vrai café (Bernanos, Journal curé camp.,1936, p. 1069).Cf. bouchon ex. 2 : 2. Les cent francs qui paient une fleur dans un restaurant de luxe tiennent (...) la même place exactement que les cent francs qui paient le casse-croûte d'un ouvrier dans un estaminet. Perroux, Écon. XXes.,1964, p. 321. − Péj. [Déterminant de subst. désignant une pers. ou son comportement] Pilier d'estaminet; bavardages, plaisanteries d'estaminet. Un héros d'estaminet, un crâne de mauvais ton (Stendhal, Souv. égotisme,1832, p. 77).Votre racaille... de péroreurs de trottoir et d'estaminet (Arnoux, Roi,1956, p. 68). Rem. Cet emploi se rencontre également pour le sens A. (TLFi) /

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