gueulante

date : 1939 registre ancien : 7 registre moderne : 7 fréquence : 13

gueulante

& pousser une gueulante ; piquer une gueulante

n.f.

■ Cri ; ■ engueulade, gronderie, colère ; □ crier de colère ; crier, contester ; □ gronder ; fig. grondement (de moteur)

Synonyme : crier, hurler, colère (être/mettre en), énerver, humeur (mauvaise), bouder, mécontent, cri, hurlement

Famille : gueule

1957 Alors que j'atteinds le bout j'entends derrière moi des panards qui martèlent l'escalier à cadence accélérée et plusieurs gueulantes qui dénontent un renouveau d'excitation chez ceux qui me filent le train. 1957?. Dix ans de frigo 1957 Belleville avait repris sa gueulante, intarissable, un genre de forain. Son surnom lui allait bien 1957. Le trou 1969 Entonner la gueulante n'aurait servi à rien. Ces gens étaient chez eux et pouvaient me manoeuvrer à leur guise 1969. Les fous de Hong-Kong 1984 Katz s'était tu, et avec les gueulantes du moteur c'était aussi bien. 1984. Boulevard des allongés 2004 L'embarquement fut « pagailleux », dans un bruit de godillots, d'équipements traînés par terre, de chocs de casques et d'armes sur fond de gueulantes. 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne 1977 Brode commençait à tirer, et plus il tirait, plus il voyait de gens. Il reculait, assailli par des ombres et ponctuant chaque rafale d'une gueulante : « Les gars, ils nous tournent ! » 1977. Faut pas rire avec les barbares 1953 Sauf quand il se trouvait devant le patron. Celui-là le glaçait. Il poussait de ces gueulantes à déraciner la forêt de Montmorency. 1953. De la boue et des roses 1977 Un gardien, seul, avec son uniforme, ses gueulantes, son arsenal répressif, ne fait plus le poids. Les révoltes ont rompu l'équilibre de façon irréversible. 1977. Les jeunes en prison. On nous enfonce <8 citation(s)>

GUEULANTE, subst. fém. Pop. et argot. A. − Cris, clameurs d'approbation ou de désapprobation. Peu de conversations politiques. On riait, et on chantait, voilà tout, on poussait des gueulantes ou bien on battait des bans (Sartre, Mur,1939, p. 203). B. − Violent emportement, invective énergique : En quatre mois [le général C.] a eu à succéder à Massu à la tête du corps d'armée d'Alger −un Massu adoré de ses troupes, qui savait y faire, alternant gueulantes et tapotements amicaux sur l'épaule− et à Challe à la tête de l'armée d'Algérie. Y. Courrière, Les Feux du désespoir, Paris, Fayard, 1971, p. 55. Rem. 1. Gueulante (au sens B) n'est pas forcément dirigé contre une ou des personnes présentes; aussi le mot n'est-il pas toujours synon. de engueulade. 2. En arg. Pousser la gueulante. Pousser la chansonnette. [Le Renard, au Corbeau :] Si tu pousses la gueulante aussi bien qu't'es nippé T'es l'mecton à la r'dresse (Gelval, Fables et récits arg., 1945, p. 3). Prononc. : [gœlɑ ̃:t]. Étymol. et Hist. 1939 (Sartre, loc. cit.). Part. prés. substantivé au fém. de gueuler*. Bbg. Quem. DDL t. 10, 15. (tlfi:gueulante) /

  • gueulante n.f. non conv. EXPRESS. - TLF, cit. Sartre, 1939 ; GLLF, mil. 20e ; PR[73] (néol.), ø d.
    • 1959 - «Ensemble de grands cris de protestation ou d'acclamation.» Petit Lar.
  • gueulante n.f. non conv. EXPRESS. - TLF, 1939, Sartre ; Lex.[75], PR[77], v. 1950 ; DDL 10, 1959, Petit Lar. ; GLLF, mil. 20e ; R (néol.), ø d.
    • 1950 - «Il n'y a eu, en dehors des gueulantes désordonnées, trop volontaires, trop hépatiques, de Georges Bernanos [...] personne pour parler.» M. Beigbeder, Les Vendeurs du temple, 84 (Ed. de Minuit) - P.E.
  • gueulante (pousser une -) loc. verb. non conv. EXPRESS. - TLF, cit. Sartre, 1939 ; R, GLLF, PR[77], ø d.
    • 1953 - «Oh ! vous savez, Delmotte [...] j'avais simplement besoin de pousser une gueulante.» J. Cordelier, Les Yeux de la tête, 202 (Ed. du Seuil) - F.N. (bhvf:gueulante) /

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