je te crois

registre ancien : 6 registre moderne : 5 fréquence : 53

je te crois & je te crois ! ; j'te crois ! ; je te crois que ; je vous crois que ; je vous crois ! ; tu peux le croire ; tu peux me croire ; nous le croyons bien ; je crois bien ; j'crois ben ; si je le crois ! locution

Oui intensif, certainement, affirmatif, confirmatif, affirmativement, assurément, formule interjective par laquelle on marque son assentiment à ce que qqun dit ; (parfois ironique)

Synonyme : oui, bien sûr, évidemment, réponse affirmative, promettre, jurer, certifier, serment, engager sa parole

1914 –J'en ai cousu, moi [des crochets]… Ah ! y a plus gai, tu peux me croire ! 1914. L'amateur de pierres, dans Racaille et parias 1895 Qu'est-ce qu'il a de plus que nous ?… est-ce qu'il sait quelque chose ? Moi aussi, je pourrais bien être conseiller municipal. –J'te crois ! Pas besoin d'être savant pour toucher des pots-de-vin ! 1895. En plein faubourg 1955 –Français, très beaucoup amusant, et revenir vite ! –J'te crois ! elles doivent m'attendre toujours ! 1955. Pas de pitié pour les caves 1907 J'ai une camarade entretenue qui y déjeune. Il paraît que c'est d'un chic ! -Je vous crois ! C'est là qu'Edouard VII déjeune 1907. L'amour s'amuse - Roman 1904 Tiens ! te voilà, flambard ? Tu fais donc la fête depuis hier ? […] –Le patron ? –Venu ce matin. –Remarqué mon absence ? –Je te crois !… Et d'une humeur… Il veut faire tout recommencer, tu sais ? 1904. La jungle de Paris 1721 Et votre Compagnie est-elle bien entretenuë ? / Tu peux le croire. Nous campons tous les jours en terre ennemie. Nous avons mis Paris à contribution. 1721. Cartouche, ou les voleurs, comédie représentée en 1721, (relié avec) Théâtre de Monsieur Le Grand, comédien du Roy 1713 Quelques efforts qu'elle fasse pour contrefaire la femme de qualité ; sa fortune a été trop prompte, pour qu'elle ait eu le tems de se défaire de ses manieres & de son langage. / Je le crois. 1713. L'usurier gentilhomme (comédie représentée en 1713), dans Théâtre de Monsieur Le Grand, comédien du Roy 1845 Eh ! parbleu, nous le croyons bien ; la manche du gilet était entièrement détricotée jusqu'à l'entournure, là où se trouve justement un point d'arrêt. 1845. Les mystères du collège 1908 Il est encore un peu trop chaud. –Je vous crois, il est bouillant ! 1908. Un malade par procuration (Comédie gaie en un acte) 1950 Mon neveu m'annonce qu'il vient passer quelques jours de vacances ici. Quelle aubaine. –(Victor, à part, au public) J'te crois !... C'est moi qui vais avoir tout le boulot ! 1950?. Et pan sur la cafetière ! (Comédie farce en un acte) xxxx Ne donne pas l'impression [sa tante] d'une femme pusillanime. –Je te crois ! Elle a plus de moustache que moi ! xxxx. Moustache (Pièce en un acte) 1938 Si j'y crois ! Je vous crois que j'y crois ! Et la preuve, j'en commande quatorze. 1938. La grosse galette (Comédie gaie en trois actes) 1916 –Est-ce qu'elle marchait bien ta section ? […] –Si elle marchait ! Je te crois qu'ils marchaient, mes réservistes ! 1916. Journal d'un simple soldat. Guerre-captivité 1914-1915 1915 –Tu étais donc là ? –Je vous crois que j'y étais... 1915. Les poilus de la 9e 1915 Les Boches nous ont attaqués trois fois... mais faut voir comme on les a reçus !... –Et tu étais de la fête ? demande Jollivet. –Si j'en étais !... j'vous crois... J'ai même descendu un officier. 1915. Les poilus de la 9e 1915 –Ils sont nombreux ? –J'te crois... un bataillon, au moins... 1915. Les poilus de la 9e 1836 J'crois ben, il ne s'en est pas vanté. Oh ! si je l'attrape !.. je le baptise ! 1836. L'enfant du faubourg 1976 Belle arme, dit poliment Gerfaut en rendant la Weatherby au vieux pour qu'il la nettoie et la range. –Je te crois ! cria le vieux. Ça vaut des mille et des cents. C'est un Allemand qui me l'a donnée, il y a douze ans. 1976. Le petit bleu de la côte Ouest (Trois hommes à abattre) 1908 L'aubergiste, pour ne pas froisser d'aussi bons clients, qui ne regardaient pas à la dépense (je te crois), se garda bien de leur présenter l'addition du dîner 1908. Les Pieds Nickelés arrivent, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912) 1911 « […] Maison de confiance, fondée en 1860. » […] Un vrai chabanais, le couvent de ces M'sieurs'dames, quelque chose de soigné, oui, comme vacherie… Fondée en 1860 !… Je te crois !… Ç'avait d'abord été un vrai claque sous le Père la Poire, ou Badingue… 1911. Le journal à Nénesse 1909 J'te crois qu'il faut les avoir à l'oeil 1909. Ribouldingue se marie, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912) 1911 Qu'est-ce que j'ai piqué comme cran !… Je n'en voyais plus clair… Je lui en ai mis du surin dans la peau […] le médecin a jacté qu'elle avait eu « le ventre vidé comme une peau de lapin »… Je te crois !… Il n'a pas dû en rester bezef du globe 1911. Le journal à Nénesse <22 citation(s)>

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