bichette

date : 1798 registre ancien : 5 registre moderne : 5 fréquence : 6

bichette

Jeune femme jolie et légère ; mot d'amitié à l'adresse d'une femme, appellatif amoureux d'h. à f.

Synonyme : terme de familiarité : chéri Famille : biche (femme, affection)

1863 Urinette ! Urinette ! bichette !… mignon petit chien vert !… petite dinde chérie !… Viens, ça y est ! 1863. Un caprice. Vaudeville 1971 De riches désoeuvrés, friands de parties fines, convient leurs amis célibataires à des soirées hautement relevées, où des bichettes ambitieuses et naïves vont au-devant de toutes les promiscuités 1971. Cinéma pour cochons de payants 1953 Tiens, bichette, une idée, si on allait s'aimer ? Le joli corps tressaille sous la longue veste de velours gris. –Ah, toi ! remarque la jolie blonde, souriante, tu penses donc qu'à ça ? –Quand je te vois, oui ! 1953. Alors, pommadé, tu jactes ? 1953 T'en fais pas, bichette. Si on reste les deux pieds dans le même sabot, on ne saura jamais rien. 1953. ...et ça continue ! 1897 Je t'ai fait attendre, mon loup ? dit la femme du capitaine en faisant entrer le major ; pardonne-moi, j'ai été retenue chez une amie et… –Tu es pardonnée d'avance, bichette 1897. Les aventures du major Croustignac. (n°2) (Les deux cocus / Un grand dîner !) <5 citation(s)>

B.− Fam. [En parlant à/d'une jeune femme, à/d'une jeune fille] Terme d'affection : 1. ... nous sommes remis ensemble, oh! tout à fait. Il y a bientôt six semaines. Je vais la retrouver le soir, quand je ne rentre pas trop tard. Aujourd'hui, la pauvre bichette se passera de moi; j'ai à travailler jusqu'au jour. Zola, La Curée, 1872, p. 530. 2. Il s'arrêta devant sa femme : « Eh bien, si tu veux, bichette, je vais retourner tout seul chez Maître Lamaneur pour le consulter et lui expliquer la chose. » Maupassant, Contes et nouvelles, t. 1, Le Legs, 1884, p. 967. (TLFi) / bichette n.f. non conv. T. AFFECTION - TLF, 1845, Besch ; DG, PR[67], ø d. Compl.FEW (Balzac) 1846 - «Ah ! ma petite bichette, une fille sage ne doit épouser un artiste qu'au moment où il a sa fortune faite.» Balzac, La Cousine Bette, XII, 213 (SEB) - P.W. 1848 - «Fam. Terme d'amitié en parlant à une femme, à une fille. Ma bichette. Ma petite bichette.» Bescherelle, Dict.figure dans : La Châtre, 1852 ; Lar. GDU, 1867 ; Guérin, 1892. 1798 - «ANGELIQUE, courant. Je cours la chercher, mon oncle [...] LEONARD, seul. Oh ! la petite bichette ! comme elle court au-devant du plaisir...» Gouffé et Henriquez, Le Chaudronnier de Saint-Flour, 21 (André) - P.E. Add.DDL 32 (1798) 1844 - «Elles ont un mari mal peigné, qui les appelle devant tout le monde Bichette, Minette ou Mignonne ! Ceci est grave, c'est un trait de caractère : une femme est responsable des petits noms qu'elle se laisse donner. Une femme ne peut pas empêcher son mari d'être joueur, querelleur, dissipé, violent ; mais elle peut toujours l'empêcher de l'appeler Bichette, Minette ou Mignonne. Une femme qui tolère de pareils abus est une femme jugée [...]» D. de Girardin, Le Vicomte de Launay, IV, 126 (M. Lévy) - P.E. (BHVF) /

1798, Gouffé et Henriquez (Enckell, BHVF) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 339