nipper

date : 1718 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 23

nipper

& se nipper

v.tr.

Habiller ; s'habiller, se vêtir ; > acheter des vêtements, remonter sa garde-robe ANG : to buy new clothes

Synonyme : habiller, s'habiller, parer

Usage : vestimentaire

1871 Allons, puisque les salles de ton Hôtel-de-Ville […] sont toujours pleines de vareuses et de capotes, j'espère bien que tu vas nous nipper un peu. 1871. Le Père Duchêne (3)
1957 Enfin elle plonge dans sa garde-robe, en tire un bibi et une pelure, et se nippe. 1957?. Dix ans de frigo
1925 je te les ai nippées à la Parisienne des pieds à la tête, et des dessous pépères ! 1925. La bonne vie
1899 Elle n'avait rien : il la nippa, la meubla et la lança dans un milieu de clubmen et de gens du monde 1899. L'amour à Paris - Nouveaux mémoires - Les industries de l'amour
1756-1763 (vers) Il l'avait fait bien nipper [18/01/1760] 1756-1763 (vers). Paris sous Louis XV - Rapports des inspecteurs de police au roi
1915 Moi je veux t'nipper à mon idée, pasque t'es un copain pas fier 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard
1911 Ils se nippèrent ensuite à la russe et partirent aussitôt en campagne 1911. Les Pieds Nickelés voyagent, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912)

<7 citation(s)>

NIPPER, verbe trans. Fam. Procurer des vêtements (à quelqu'un), l'habiller. Synon. fam. et pop. fringuer. Quand sa mère fut restée huit jours avec lui, qu'elle l'eut installé, nippé et emménagé (...), la bonne femme songea à se séparer de son fils (FLAUB., 1re Éduc. sent., 1845, p. 16). Moi je veux t'nipper à mon idée, parce que t'es un copain (...) Enfile voir... pas si vite... ça colle pas... ôte-moi ça. (...) Prends c'falzar-là; t'es bath avec... (BENJAMIN, Gaspard, 1915, p. 13). Le plus souvent au passif. Habillé, vêtu. Synon. pop. sapé. Être nippé comme un prince, comme une princesse. Il la reluqua : Vous êtes bien nippée. Ce compliment lui redonnait confiance (DABIT, Hôtel Nord, 1929, p. 210). Vêtues moi de soie rouge, et elle de soie bleue, nous étions en vérité fort mal nippées (BEAUVOIR, Mém. j. fille, 1958, p. 295). Emploi pronom. réfl. dir. Se procurer des vêtements; se vêtir. Il menait une vie de bourgeois gras et renté. Il avait acheté (...) une petite maison (...). Peu à peu, il s'était nippé; il avait même fini par faire l'emplette (...) d'un cheval (ZOLA, Conquête Plassans, 1874, p. 940). Nous voici donc partis tous les trois. Ça s'est décidé en cinq sec; juste le temps de faire ses valises et de me nipper (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 1067). Prononc. et Orth. : [nipe], (il) nippe [nip]. Att. ds Ac. dep. 1718. Étymol. et Hist. 1718 trans. (Ac.); av. 1755 part. passé (SAINT-SIMON, Mémoires, VI, 201 ds ADAM, p. 30); 1770 pronom. (J.-J. ROUSSEAU, Confessions, XI ds OEuvres complètes, éd. B. Gagnebin et M. Raymond, t. 1, p. 562). Dér. de nippes*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 12.

De nippe (GR) / Dér. de nippes ; dés. -er (TLFi) /

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