jobard

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date : 1571 registre ancien : 6 registre moderne : 6 fréquence : 43

jobard & jobart ; Jobar ; pas si jobard n.

Niais, crédule, naïf, imbécile, dupe, bête ; fou (par ext.), personne délirante ; terme de mépris général, insulte ; je ne suis pas si bête, pas si bête ANG : a simpleton

Synonyme : niais, pas déluré, insulte, imbécile, idiot, bête, dupe, pigeon, victime, fou, déraisonnable, déraisonner, délirer Famille : job

1982 « Mon père lit l'Action française », avait naïvement déclaré Jean un jour qu'il discutait avec les copains. Fallait être jobard ou bravache pour sortir ça en plein climat Humanité ! 1982. La vapeur 1899 Pour sûr qu'elle lui ferait honneur, se prélassant derrière le zinc d'un bar fashionable et sportif où se donneraient rendez-vous les bookmakers et les petits jobards de la haute ! 1899. Escal-Vigor 1801 Magdelon, crois-moi si tu veux, ton Jobar, ton commis auroit l'oeil poché, sans ta fille 1801. Canardin, ou les amours du quai de la volaille, comédie du gros genre, en deux actes, en prose 1799 Il s'entend avec l'aveugle, je te dis ; mais ils ne me feront pas. J'ai vu courir le loup. Comme ils feraient des moqueries de moi, si je leux lâchais la pièce en Jobar 1799. Cadet Roussel misantrope et Manon repentante, folie en un acte 1950 C'est à ce moment que je lui refilais mon impression sur sa baronne, pour lui faire sentir que j'étais pas tout à fait cave, pas si jobard 1950. Ainsi soit-il 1854 Enfoncé le jobard !… un programme de la semaine dernière… 1854. Les rues de Paris. Mélodrame populaire en 6 actes et 8 tableaux 1881 Et comme vous êtes des renacleurs venus pour nous boucler, vous allez aussi éternuer avec la largue et ses jobards 1881. Mémoires de Monsieur Claude, chef de la police de sûreté 1888 Qu'il me traite en jobard tant qu'il voudra ! Il aura raison 1888. Césarine <8 citation(s)>

Jobard (goard, gebejur) doit être rapproché de la série en go- (SCHW1889Tirelarigot) / Du moy. franç. jobe (1547, Du Fail) «niais», probablt apparenté à *job «gosier» (selon Guiraud, qui rejette l'hypothèse du n. pr. Job), du roman *gaba «gorge, jabot» (- Gaver), par l'intermédiaire d'une forme en *gaub-, le jobard étant «un gobeur qu'on gave (en lui faisant tout avaler)» ; et aussi Gober, jobelin ; et cf. le sémantisme «faire, dire des choses vaines; s'amuser», du dialectal jober (GR) /

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