butor

date : 1649 registre ancien : 5 registre moderne : 5 fréquence : 29

butor

& butord

n.m., adj.

Homme grossier, terme péjoratif, idiot ; imbécile borné ANG : (bittern) a rude man

Synonyme : imbécile, idiot, bête, grossier, individu grossier, impoli

1802 J'eus beau crier, beau me débattre, le butor parvint à son but. Il sortit victorieux, et ne me laissa que la ressource de le charger d'injures 1802. Les sérails de Paris, ou Vies et portraits des dames Pâris, Gourdan, Montigny et autres appareilleuses. Ouvrage contenant la description de leurs sérails, leurs intrigues
1665 À moins qu'estre un Butor... 1665. L'après-soupé des auberges, dans Le baron de la Crasse
1889 je n'ai eu autour de moi que des gens butors, grossiers, ivrognes. Vous, c'est différent. On voit bien que vous n'êtes pas du même monde. 1889. L'ami du commissaire
1725 Ne rougis-tu donc point, lui dis-je, esprit bouché ? / Butor, poltron, coquin, belitre, misérable ! 1725. Le Vice puni, ou Cartouche, poëme

<4 citation(s)>

BUTOR, ORDE, subst. B. Subst. masc. ou fém., fig., fam. Personne lourde, stupide, grossière (cf. balourd, lourdaud). Butor de pied plat ridicule (E. ROSTAND, Cyrano de Bergerac, 1898, I, 4, p. 44) : 2. Un jour qu'elle balayait ma chambre et qu'il passait dans le corridor, elle lui avait jeté de la poussière sur ses beaux souliers reluisants. Lui de la traiter de butorde, elle de le qualifier de crocheteur; ... G. SAND, Histoire de ma vie, t. 3, 1855, p. 38. Emploi adj., rare. L'architecture butorde de Paestum (P. BOREL, Champavert, M. de l'Argentière, l'accusateur, 1833, p. 10) : 3. Elle [Rosine] détestait M. de Nelles, si butor envers les fournisseurs qu'elle craignait de le rencontrer rue de Prony. BARRÈS, L'Appel au soldat, 1897, p. 431. Rem. 1. Le fém. butorde est rare. 2. La plupart des dict. gén. indiquent que le fém. est plus fam. que le masc. 3. On rencontre dans la docum. butorder, verbe intrans. Se comporter en butor (cf. E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1891, p. 122). ÉTYMOL. ET HIST. 1661 fig. (MOLIÈRE, École des Maris, III, 7 dans Ch.-L. LIVET, Lex. de la lang. de Molière, Paris, p. 307). Sans doute d'un lat. vulg. *buti-taurus, composé du rad. de butio « butor » et de taurus « taureau ». Pline signale qu'à Arles, on appelait le butor taurus, à cause de son cri rappelant le mugissement des bœufs ou des taureaux (Hist. nat. 10, 42, 57 dans FORC., s.v. taurus, p. 671a). (TLFi) /

Parce que cet oiseau est sot & paresseux (FUR) /

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