loustic

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date : 1759 registre ancien : 5 registre moderne : 4 fréquence : 80

loustic & loustique ; mes loustics ; jouer au loustic n.

Plaisantin, gouailleur, railleur, farceur, personne moqueuse, irrespectueuse, bouffon, conteur de gaudrioles qui fait de l'esprit, qui fait rire les autres par ses saillies, blagueur, farceur ; individu malin ; garnement, indiscipliné, vaurien ; > individu (péj.) ANG : a merry fellow, a wag

Synonyme : moqueur, ironique, type parisien

1896 Puis il s'exerce au métier de loustic en jouant quelques farces spirituelles aux amis 1896. Le sapeur Camember 1831 (vers) tour à tour loustics et objets de risée, qui ne trompez jamais avec tant de verve qu'à l'instant précis où l'on vous trompe à votre insu [16/08/1831] 1831 (vers). Réforme pénitentiaire - Lettres sur les prisons de Paris, tome troisième 1948 Hein ! mes loustics !… vous entendez ! […] Je voudrais que tout le régiment soit là pour voir la tête que vous faites en ce moment. 1948. Le client du Café du Commerce (Comédie en un acte pour jeunes gens) 1904 vous conseille de marcher droit et de ne pas jouer au loustic !… n'aime pas ça 1904. Loriot (Comédie militaire en un acte) 1870 Un loustic lui proposa un pari qui fut tenu 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être 2003 Le journal s'appellera Le Loustic 2003. Un aimable faubourien - Alfred Delvau (1825-1867) - Essai de biographie suivi de cinquante-quatre lettres inédites d'Alfred Delvau à Auguste Poulet-Malassis 1898 Un loustic de régiment, comme vous en avez certainement connu, possédait un petit talent de société qui lui avait gagné nombre d'admirateurs. Il imitait à la perfection, chiens, chats, poules, coqs, dindons, ânes, veaux, etc. 1898. Bistrouille à l'armée du salut. Contes du Petit Pioupiou (4e série) 1861 Les contes qui se débitent dans les chambrées dépendent du plus ou moins de bonne humeur de deux ou trois loustics qui se sont arrogé le monopole de la parole 1861. Le chemin de l'épaulette - Histoire de l'enrôlé volontaire 1915 Puis nous ouvrons le feu. Sur quoi ? Je n'en sais rien. « Sur l'ordre », déclare un loustic. 1915. Journal d'un poilu. août 1914-décembre 1915 1844 quand la levée en masse vint le prendre […] Claude n'était qu'un simple et modeste garçon perruquier, ce qui avait fait dire aux loustics de H*** que Bocquet, loin de se laisser faire la queue par les Prussiens, leur ferait au contraire la barbe. 1844. Le vétéran du camp de la lune. Scènes de la vie militaire 1897 ayant lu un jour dans un dictionnaire que Loustic se disait, surtout au régiment, d'un être bouffon ou plaisant 1897. Les aventures du major Croustignac. (n°5) 2011 Il y a aussi quelques loustics qui hantent chaque week-end les boîtes de nuit agenaises pour « lever de la belette » et boire des mojitos. 2011. Dans la peau d'un maton <12 citation(s)>

LOUSTIC, subst. masc. et adj. I. Subst. masc. A. HIST. Bouffon attaché à un régiment suisse au service de la France avant la Révolution: 1. ... il m'appelle loustic [it. ds le texte] (...) ce mot est étranger (...). Les puissances étrangères disent loustig, non loustic [it. ds le texte], et je crois même qu'il ignore ce que c'est que le loustig dans un régiment teutsche. C'est le plaisant, le jovial qui amuse tout le monde, et fait rire le régiment. COURIER, Pamphlets pol., Lettres partic., 2, 1820, p. 67. P. anal., vieilli. Amuseur attitré d'une assemblée, d'un groupe. Le loustic du régiment; le loustic de sa classe; loustic d'atelier. Le père Guerbet, le percepteur de Soulanges, était l'homme d'esprit, c'est-à-dire le loustic de la petite ville et l'un des héros du salon de madame Soudry (BALZAC, Paysans, 1844, p. 132). Je vois Tirette le loustic de l'escouade ! qui fait des yeux ronds parmi les nuages des cigares (BARBUSSE, Feu, 1916, p. 328). B. P. ext. Individu facétieux. Synon. farceur, joyeux drille, plaisantin. Bande de loustics, faire le loustic. Suivaient (...) ces messieurs de la Sorbonne en robes jaunes. «Tiens, les cocus...» s'écria en les voyant, un loustic (MORAND, 1900, 1931, p. 15). V. éditer ex. de Ambrière: 2. ... cette faille transversale ou ravine était devenue un lieu de rendez-vous pour tous les ivrognes du secteur, un repaire de joyeux loustics, un tripot, une cave où les soiffeurs se rendaient directement... CENDRARS, Homme foudr., 1945, p. 17. Péj., pop. [S'emploie pour désigner un homme ayant un comportement bizarre] Je me mets nez à nez avec un loustic (...). Figurez-vous un peu un vieux type (...) mal embraillé, des oreilles en paravent (GIONO, Baumugnes, 1929, p. 67). Un loustic entretient Pierre longuement, tâchant d'obtenir de lui «zéro cinquante» pour s'acheter une bougie (...); il est ivre (GIDE, Journal, 1938, p. 1298). II. Adj. Plaisantin, farceur. Un Gaulois présent, et qui, comme tous les Gaulois et les zouaves de tous les temps, est un peu loustic et ne voit partout que prétexte à la gaudriole, se met à plaisanter en langage de son pays (SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. 4, 1862, p. 48). Il profitait d'ailleurs des événements pour glisser sous sa veste un numéro de Toto-Bonne-Bille, journal pour enfants énormément prisé par les plus loustics représentants de cette catégorie sociale (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 99). Prononc. et Orth.: [lustik]. Emprunt oral à l'all. lustig [lustik], avec en fr. un simple déplacement de l'accent. Orth. ad hoc. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. I. Subst. 1. a) 1759 loustig « bouffon attaché aux régiments suisses » (VOLTAIRE, Lettre du 11 juillet d'apr. FEW t. 16, p. 492b) ; 1764 loustic «id.» (ID., Lettres inédites à son imprimeur G. Cramer, éd. B. Gagnebin, mars, p. 136); b) 1834 « bouffon de caserne » (BOISTE); 2. 1764 «celui qui a pour rôle d'amuser une société, une assemblée par des plaisanteries » (VOLTAIRE, Dict. phil. Sottise des deux parts ds LITTRÉ) ; 3. 1832 « individu facétieux » (BALZAC, L. Lambert, p. 56). II. Adj. 1862 « farceur, plaisantin » (GONCOURT, Journal, p. 1034). I empr. à l'all. lustig « gai, joyeux, amusant », introduit en France par les régiments suisses de l'ancienne monarchie française, où le loustic désignait le bouffon du régiment chargé de distraire et d'égayer les soldats menacés du mal du pays. II nouvel empr. à l'all. par les régions frontalières de l'Allemagne et des Pays-Bas. Fréq. abs. littér.: 48. Bbg. BEHRENS D. 1923, p. 45. COLOMBANI (G.). Les Mots d'orig. all. dans la lang. fr. mod. Aix-Marseille, 1953, p. 120 ; pp. 399-400. DAUZAT Ling. fr. 1946, p. 303. (tlfi:loustic) /

From the German lustig, merry soldier (MAR) / All. lustig « gai » (GR) / Du suisse Lustig (MERL1886) ; de l'allemand Lustig (MERLIN1888) /

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