maton

date : 1926 fréquence : 48

maton & matonne (fém.) ; maton chef n.

Surveillant de prison, gardien de prison, membre de l'administration pénitentiaire, (agent de la sûreté) ; surveillant chef (de prison)

Synonyme : gardien de bagne, de prison, geôlier Famille : mater (regarder) Usage : prison, carcéral

1999 on m'a encore pris en photo avec une autre ardoise et un autre numéro, celui de mon écrou : le 286 743 H. Ne jamais m'en séparer, m'a dit le maton chef. 1999. Boumkoeur 2000 Recevoir le traitement par une infirmière, c'est plus agréable que par le maton 2000. Femmes en prison - Dans les coulisses de Fleury-Mérogis 1954 Et la joie que l'on éprouve à blouser le « maton » 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville 1969 Le maton de service, un vieux grand-père, m'explique qu'il me faut sortir mes affaires 1969. Au décarpillage 1975 est-ce qu'on peut dire le claquement quotidien des barres de fer sur les barreaux, quand les matons en effectuent la sonde 1975. Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France 1967 les gardiens passaient dans la cour pour faire leurs rondes. […] les injures anonymes fusaient. « Salauds, S.S., Gestapo, Tortionnaires », et bien sûr « sales matons » et « vilains crabes » qui sont de tradition dans toutes les prisons de France. 1967. Le cachot 1976 Comment en était-il venu à faire appel à ce mec ?… Un maton ! Un flic quoi ! 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza <7 citation(s)>

MATON2, -ONNE, subst. Argot A. − Emploi subst. masc. ou fém. Gardien, gardienne de prison. Il est de coutume d'y boire le premier verre de la liberté retrouvée sans craindre de tomber sur un maton puisque les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire boudent l'endroit (Le Nouvel Observateur, 3-9 nov. 1980, no834, p.9, col. 4). B. − Emploi subst. masc. Policier. Les matons avaient descendu du car en voltige (Le BretonArgot1975). − En partic. Indicateur de police. Synon. mouchard.Les jeunes gars bien loqués, instruits et futés, qui se faufilaient partout. Fallait le savoir, que c'étaient des matons! (Le Breton, Razzia, 1954, p.23). Prononc.: [matɔ ̃], [-ɔn]. Étymol. et Hist. 1. 1926 «mouchard de la Sûreté» (Esn.); 2. 1946 « gardien de prison » (ibid.); 3. 1953 « policier » (Le Breton, Rififi, p.218). Dér. de mater3*; suff. -on1*. Bbg. Guir. Étymol. 1967, p.122. (TLFi) /

Etymologie rappelle idée de coups (AYN) / C'est plutôt mater, mateur = voir (gb) / 1946 (mais : 1926, « mouchard », dans Esnault) (GR) / 1. 1926 « mouchard de la Sûreté » (Esn.); 2. 1946 « gardien de prison » (ibid.); 3. 1953 « policier » (Le Breton, Rififi, p.218) (TLFi) /

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