dégouliner

registre moderne : 2 fréquence : 38

dégouliner & dégoulinant v. intr.

Couler, s'écouler (liquide, qchose d'humide), couler lentement, salement, ruisseler, suinter ; pleurer, mouiller ; évoquer avec excès (au fig.) ALL : weinen / ANG : to roll down

1927 Mince, […] qu'est-ce qui me dégouline sur le blair ? 1927. A la revoyure - Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1918 Ça y est, mon lieutenant : v'là la pluie. L' vent est tombé tout à fait. Les nuages dégoulinent en douce. Du train qu' c'est parti là, on en a sûrement pour toute la nuit. 1918. Au seuil des guitounes 1916 les imprécations dégoulinaient sur nous comme giboulée en mars. 1916. Journal d'un simple soldat. Guerre-captivité 1914-1915 1915 La pluie tombe, je fais le dos rond sans empêcher l'eau de dégouliner du képi dans mon cou 1915. Journal d'un poilu. août 1914-décembre 1915 1950 Martine s'en empara à pleine main et prit son élan pour glisser la main sur le con dégoulinant de foutre. 1950?. La Nonne <5 citation(s)>

DÉGOULINER, verbe intrans. Fam. [Le suj. désigne un liquide ou une substance visqueuse] S'écouler goutte à goutte ou abondamment. La goutte d'eau qui dégouline d'une feuille (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1891, p. 133) : 1. La chandelle se consumait et dégoulinait sur la panse de la bouteille en ruisseaux blanchâtres et brisés... A. ARNOUX, Roi d'un jour, 1956, p. 72. Absol. La pluie dégoulinait (JOUVE, Scène capit., 1935, p. 185). Rare, emploi trans. Je dégoulinais la sueur (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 38). Expr. À dégouline que veux-tu : 2. Jambus me les a tellement serinés [des bobards] qu'ils me coulent de source, que je m'en fiche et qu'ils m'empoisonnent tout de même, que je débite le boniment à dégouline que veux-tu... A. ARNOUX, Rhône, mon fleuve, 1944, p. 121. Rem. On rencontre ds la docum. a) Dégoulinant, ante, part. prés. adj. Qui dégouline. On se passait les seaux dégoulinants qui n'arrivaient pas à moitié pleins (POURRAT, Gaspard, 1931, p. 9). b) Dégoulinis, subst. masc. Écoulement d'un liquide. Un dégoulinis d'eau (HUYSMANS, En mén., 1881, p. 175). c) Dégoulinade, subst. fém., fam. Écoulement liquide ou visqueux; trace laissée par cet écoulement. Gaston lui tend l'enfant [à une vieille dame] : leur aspect, les dégoulinades, sont éloquents (LA VARENDE, Centaure de Dieu, 1938, p. 155). Prononc. et Orth. : [deguline], (je) dégouline [degulin]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1757 (J.-J. VADÉ, Œuvres posthumes, p. 300). Dér. avec suff. -iner* de dégouler « s'épancher » (FEW t. 4, p. 310a; une 1re fois au XIIIe s. sei desgoler « se glisser » ds GDF.); dér. de goule (gueule*). Fréq. abs. littér. : 53 (dégoulinant : 21). BBG. PAULI 1921, p. 52. SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 44. SAIN. Lang. par. 1920, p. 287. (tlfi:dégouliner) /

Comme d'un goulot ; il y a une harmonie imitative (AYN) /

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