bast !

date : 1534 registre ancien : 3 registre moderne : 3 fréquence : 42

bast ! & bast' ! ; baste ! ; et baste ! ; baste per la baste ! interj./juron

Interjection : tant pis, non, il suffit, assez ! ; marque de dédain (assez, taisez-vous, suffit), de fatalité, de dépit

1919 Baste per la baste ! disait Valette en Méridional. Est-ce que le soldat doit compter avec ces facteurs ? 1919. L'avion fantôme 1899 Bast ! c'est un petit malheur 1899. Les Mémoires de M. Goron - Haute et basse pègre 1899 Bast, répondit-il, il y a les fonds secrets ! 1899. Les Mémoires de M. Goron – À travers le crime 1849 Il en est sûr !… Il est gentil l'officier… j'ai eu trois secondes de venette… Mais baste !… Ils auront beau fouiller toute la ville… 1849. Le comte de Sainte-Hélène. Drame en cinq actes et sept tableaux 1921 –Pour l'enfant, qui n'aura pas de père. –Bast, pour ce qu'un père lui servirait. 1921. Histoire d'une Marie 1921 Henry était un mec, bien entendu ! Et que font-ils les mecs quand on a pincé leur môme ? Ils disent « bast ! » et s'en foutent. 1921. Histoire d'une Marie 2011 Avec moi, c'est la sécurité. Tu me files un morceau du magot et baste, on n'en parle plus. Tout ça reste entre nous. 2011. La nuit du vigile <7 citation(s)>

BASTE1, BAST, BASTA, interj. Assez! A. Bast, basta, baste. [Pour exprimer l'indifférence, la résignation, l'impatience ou la déception] Il suffit. Mais baste! Baste pour cela (Ac. 1798-1878) : 1. J'en aurais trop à dire, basta. Quand nous nous reverrons.COURIER, Lettres de France et d'Italie, 1807, p. 751. 2. Pauvre bête, dit Rodolphe, toi aussi on t'a trompé; ta Mimi t'a fait des traits comme la mienne. Bast! Consolons-nous. Vois-tu, ma pauvre bête, le coeur des femmes et des chattes est un abîme que les hommes et les chats ne pourront jamais sonder. MURGER, Scènes de la vie de bohème, 1851, p. 164. 3. Quand j'ai appris la mort de votre père, j'ai dit à ma femme : je crois bien que M. Vigneron nous devait encore quelque chose, mais baste, la somme n'est pas bien grosse, nous n'en mourrons pas de la passer à profits et pertes. BECQUE, Les Corbeaux, 1882, IV, 10, p. 242. 4. UN PRISONNIER. Tu tiens ton papier à l'envers, citoyen! LE GEÔLIER. Bast! Le greffier m'a lu la chose et si je ne sais pas lire, parguienne! Je ne suis pas sourd. BERNANOS, Dialogues des Carmélites, 1948, 5e tabl., 2, p. 1694. Rem. Qq. attest. dans les textes de l'exclam. ital. correspondante : ma basta! (LAMARTINE, Correspondance, 1830-36, p. 66) et basta cosi! (ID., ibid., p. 114). Prononc. ET ORTH. : [bast]. Baste est la forme de loin la plus fréq. On trouve aussi bast (avec seulement une différence d'orth.), vaste (BESCH. 1845) et basta. Étymol. ET HIST. 1534 interj. baste (RABELAIS, Pantagruel, éd. Marty-Laveaux, t. 1, chap. 26, p. 343 : ... on vous cheuauchera a grand coup de picque & de lance. Baste, dist Epistemon). Francisation de l'exclam. ital. basta de même sens (KOHLM., p. 31; SAIN. Lang. Rab., p. 151) attestée dep. la 1re moitié du XVIe s. (A. FIRENZUOLA [1493-1543], 663 dans BATT.), 3e pers. de l'ind. prés. de bastare « suffire », v. baster. (TLFi) /

Ital. basta « il suffit », de bastare « suffire » (→ Baster) ; ou, selon Guiraud, d'un roman basitare, de basis « base » (GR) / Francisation de l'exclam. ital. basta de même sens (KOHLM., p. 31; SAIN. Lang. Rab., p. 151) attestée dep. la 1re moitié du XVIe s. (A. FIRENZUOLA [1493-1543], 663 dans BATT.), 3e pers. de l'ind. prés. de bastare « suffire », v. baster (TLFi) / De l'italien basta : assez, suffisamment (PESCH) /

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