cave

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date : 1835 registre ancien : 10 registre moderne : 9 fréquence : 113

cave & cavé ; cavet ; cavette (fém.) ; être cave ; prendre pour un cave n., adj.

■ Qui n'appartient pas au milieu : individu honnête, qui travaille légalement ; client, qui paye les filles ; ■ (par ext.) dupe, victime, idiot, imbécile, terme de mépris général (du point de vue de celui qui parle) ; (par ext. peureux)

Synonyme : dupe, pigeon, victime, client Morphologie : e/é-et-ez Famille : cave (pas du milieu) Usage : voyou, délinquant

2008 Le plus strange, c'est qu'il la regarde avec des yeux de biche, à croire qu'il est aveugle, le pauvre gars. Il aime sa femme, ce cave, ça interpelle et quelque part, ça fait rêver. 2008. Kiffer sa race 1955 je leur ai fait le coup de cinéma qui prend toujours avec les caves – et les cavettes donc – j'ai plongé ma main dans ma fouille, deux doigts pointés en avant, comme si c'était un canon de soufflant et que je sois prêt à défourailler à travers l'étoffe 1955. Mollo sur la joncaille 1965 Vous voyez comment Churchill sait causer aux personnes haut placées ? Donc, je m'attends pas à ce qu'il se laisse blouser par un cave comme Hitler. 1965. La débâcle 1963 Dans le monde des caves on appelle ça un cas de conscience, nous on dit un point d'honneur. 1963. Les Tontons Flingueurs 1977 Simples ouvriers ou terreux, ils étaient tous illettrés, ils voulaient faire leur intéressant et c'était tous des caves. 1977. Une vie de cheval 1982 Alors, quoi faire ? Aller trouver le chef de dépôt et lui dire : « Barenchère nous a pris pour des caves. On veut reprendre nos billes. » 1982. La vapeur 1925 moi, à qui tu n'as fait que des tours de vache, je te demande oui ou non si tu as longtemps dans le crâne l'idée de me prendre pour un cavé ? 1925. L'Equipe 1979 Tirer la bagnole à un cave 1979. Salut manouche 1969 Un cave, n'importe quel citoyen, c'est facile de le retrouver : il a un métier, une famille, un logis 1969. Les flics 1979 Gare aux yeux et aux cheveux de la cavette qui prendrait plaisir à les allumer 1979. Les mauvais lieux de Paris 1937 Pas cave pour un signe je promets de lever le rideau personnellement 1937. Bagatelles pour un massacre 1937 Quand un pays, si moche soit-il, si cave, si pauvre, si perclus qu'il se trouve, au terme de quelque grand désastre 1937. Bagatelles pour un massacre 1937 Ça lui apprendra ce cave, à répéter les ritournelles, des choses qu'il peu pas comprendre 1937. Bagatelles pour un massacre 1937 Vous petite cloche, vous cave d'Aryen, vous vous feriez drôlement sonner s'il vous prenait la fantaisie de jouer comme ça les petits satyres 1937. Bagatelles pour un massacre xxxx En note de la page 44, vous [Arnaud] traduisez du langage truand cette locution : « N'affranchissez jamais un cave. » (Ne vous confiez jamais à un honnête homme.) Ainsi cave signifie honnête homme. xxxx. Écrits 1929 les cavés qui se croyent affranchis 1929. La vraie de vraie 1948 J'ai pensé souvent que je devais avoir l'air cave. 1948. Vie d'une prostituée 1965 Il y avait des joueurs de boules qui attendaient les amateurs, des camelots qui bonimentaient à perdre haleine, des « bonnetots » qui arnaquaient les « caves », comme on appelle ceux qui se laissent avoir ! 1965. Guides puces 1927 J'ai sondé tous les députés, les sénateurs d'Alsace, les maires de Strasbourg, de Colmar, de Mulhouse. Rien à faire ! Incorruptibles, comme ils disent, ces cavés ! 1927. Maisons de société - Choses vues 1927 Souviens-toi de ce que je te dis. Quand tu seras en âge d'être tôlier, ne dévoile jamais nos secrets aux cavés, aux profanes, aux cadjos ! 1927. Maisons de société - Choses vues 1930 « Tu me prends pour une “cave” » 1930. La vie des forçats 2006 Je jette un dernier coup d'oeil à la plage, mais il est déjà onze heures. Rien que des caves en maillot de bain qui trempent leur cul dans l'eau salée. 2006. Fuck and forget - Journal de Pattaya 1955 Je veux bien être chouette, mais pas « cave » 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1947 Vous préférez vous laisser exploiter vous-même, aller bosser à l'usine, comme un cave ! 1947. Fleur-de-Poisse 1911 J'aurais mieux fait, ce jour-là, d'avoir bigé une roupie dégueulasse, un asticot de claque, et d'y être allé de ma thune comme un cavé… 1911. Le journal à Nénesse 1953 Dans le fond, ce mec-là, il en croquerait, que ça ne m'étonnerait pas du tout. Et je suis rien cave de pas y avoir pensé plus tôt. 1953. De la boue et des roses 2011 –Vous avez fait des combats ? –Une dizaine, en amateur. Je réponds ça un peu au hasard, sans faire gaffe, pour ne pas avoir l'air d'un cave 2011. La nuit du vigile 1953 t'es dans le coup, Géger… Je prends mon air cave des dimanches, aussi sec. –Dans le coup ?… Quel coup ?… Tu te sens pas bien ? 1953. Alors, pommadé, tu jactes ? 1953 Deuxième impression : les histoires de ce vieux ne tiennent pas en l'air et toute la smala est en train de nous prendre pour des caves et essaie de nous égarer 1953. ...et ça continue ! 1965 Je dus prendre la mine cave d'un touriste, parce qu'un rabatteur d'excursions m'alpagua au passage et, dans un français agricole, me proposa sa camelote 1965. Le Tigre entre en piste <30 citation(s)>

Argot A.− (Personne) qui se laisse tromper facilement ; niais. Il y avait une femme avec lui [un jeune type], pas trop cave et bien fringuée (Sartre, Le Sursis, 1945, p. 163). B.− (Personne) qui n'est pas du « milieu ». Anton. affranchi, mec. Rem. 1. R. Fallet, Banlieue Sud-Est, 1947, p. 17 emploie le mot au fém. 2. On rencontre aussi en ce sens l'adj. cavé (cf. cavé2). Prononc. : [ka:v]. Étymol. et Hist. 1882 arg. « homme fait pour être dupé » (cité par P. Guiraud ds Cah. Lexicol., t. 16, p. 68); 1901 (Rossignol, Dict. d'arg., p. 24 : cave, imbécile); 1928 (J. Lacassagne, P. Devaux, L'Arg. du « milieu », p. 44 : cave [...] Celui qui n'est pas du « milieu »). Prob. issu de cavé « homme simple » 1835 [Raspail] ds Le Réformateur, 20-9, p. 2 (qu'il a progressivement supplanté dep. 1914 d'apr. Esn.), part. passé de caver2* terme de jeu, également attesté au sens de « tromper » (1896, G. Delesalle, Dict. arg.-fr. et fr.-arg., p. 61); l'hyp. d'une dérivation régressive, avec sens passif, de caver « tromper » issu d'un sens « mettre au trou, en prison » [qui ne semble pas attesté] selon le même procédé sém. que blouser* (Guiraud, loc. cit.) manque de fondement. L'hyp. d'une orig. mérid., le mot étant à rapprocher du prov. cavec subst. masc. « chevêche, chouette », adj. « sot » [Pt Levy] (Prigniel ds Fr. mod., t. 32, pp. 119-124) fait difficulté du point de vue phonétique. DÉR. Cavette, subst. fém.Femme qui n'est pas du « milieu ». Attesté ds Rob. Suppl. 1970, ds Esn. 1966 et ds Sandry-Carr. 1963.− 1re attest. 1926 (d'apr. Esn.); de cave2 « personne facile à duper », suff. -ette*. − (tlfi:cave) /

Allusion à l'estomac de l'homme qui emmagasine une foule de choses (VIR) / La cave est l'argent que le joueur met devant lui (AYN) / Mot du vieil argot commun peu à peu abandonné (Arnal) /

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