prendre sans vert

registre ancien : 4 registre moderne : 4 fréquence : 9

prendre sans vert

& être pris sans vert ; pris sans verd ; jamais sans vert

locution

Prendre au dépourvu, à l'improviste ; être pris à l'improviste ; être pris par surprise ; qui a toujours qqchose, jamais au dépourvu, jamais sans ressources

1904 Ah ! A-t-il quelque chose pour moi, savez-vous ? –Ah ! le Môme est jamais sans vert. Vous vous débrouillerez avec lui 1904. La Maison Philibert 1937 Tu n'es pas poète des fois, dis donc ? par hasard ? ... qu'il me demande à brûle-pourpoint ? –Tu me prends sans vert... (Je ne m'étais jamais à moi-même posé la question.) 1937. Bagatelles pour un massacre 1648 Un jour il creut prendre sans vert / Ce brusleur de Maisons, ce fameux Jean de Wert 1648. L'intrigue des filous 1958 Coucoulin, qu'on ne prenait pas sans vert, réclama un reçu en bonne et due forme avant de s'en aller. 1958. Millionnaires en herbe 1725 Nous en changions souvent [de lieu], c'est la bonne maniere ; / On est, ainsi faisant, rarement découvert : / Nous faillîmes pourtant d'être tous pris sans vert. 1725. Le Vice puni, ou Cartouche, poëme <5 citation(s)>

Prendre qqn sans vert, le prendre au dépourvu (par allus. à un ancien jeu dans lequel il fallait porter une feuille verte sur soi pendant tout le mois de mai) (GR) / Par allusion du jeu qu'on jouë au mois de May, dont la condition est qu'il faut avoir toûjours du vert sur soy (FUR) / d'après ancienne solennité locale (ou peut-être jeu) où chacun devait arborer un rameau de verdure (Dauzat1918) /

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