guinguette

date : 1697 registre ancien : 2 registre moderne : 2 fréquence : 54

guinguette n.f.

Établissement de divertissement populaire et champêtre, où l'on se restaure et où l'on danse ; bal populaire, bal de barrière, établissement dansant et chantant, réunion chantante, société lyrique, souvent champêtre ; (grisette)

Synonyme : bal, restaurant

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1914 Mlle Bidoche songeait aux guinguettes à tonnelles croulantes sous la vigne vierge. 1914. La bienvenue, dans Racaille et parias 1895 À cette époque, Belleville était encore un village des plus riants, agrémenté de maisons de campagne perdues en un fouillis de verdure, de jardinets, plein de bosquets attrayants qu'ornaient les liserons et les soldanelles, de bruyantes guinguettes, envahies le samedi soir et le dimanche par la foule des Parisiens qui venait rire, danser en ce petit paradis tout de joie et de plaisance. 1895. En plein faubourg 1862 À l'instant même, je fais partir Toiseul, Sallier et l'indicateur R***, avec ordre de visiter tous les cabarets et guinguettes du faubourg du Temple et de Belleville qui, assez ordinairement sont fréquentés par les voleurs 1862. Mémoires de Canler, ancien chef du service de sûreté 1797-1865 1836 Une grosse pluie m'avait obligé d'entrer dans une petite villa, qu'en France nous nommerions guinguette 1836. Mémoires d'un condamné ou la vie de Collet 1801 musiciens des guinguettes 1801. Canardin, ou les amours du quai de la volaille, comédie du gros genre, en deux actes, en prose 1993 Aux Gobelins, les guinguettes sont nombreuses et les écrevisses abondent 1993. Le gendarme des barrières 1921 Nous avons canoté sur la Marne, en frôlant des îles à guinguettes 1921. La boue 1844 trois hommes occupaient un des cabinets de la guinguette du Grand-Vainqueur, située en dehors de la barrière du Mont-Parnasse. 1844. Le vétéran du camp de la lune. Scènes de la vie militaire 1725 Dans le nombre infini de ces réduits charmans, / Lieux où finit la ville, & commencent les champs, / Il est une guinguette au bord d'une onde pure, / Où l'art a joint ses soins à ceux de la nature. 1725. Le Vice puni, ou Cartouche, poëme 1928 Il y a des clématites et des roses trémières au-dessus de la porte, et une enseigne de fer-blanc représentant Bacchus à cheval sur un tonneau et qui se balance en grinçant, comme il y en avait à toutes les guinguettes de jadis. 1928. La racaille <10 citation(s)>

GUINGUETTE, subst. fém. A. − Cabaret populaire (notamment en banlieue parisienne), le plus souvent en plein air, dans la verdure, où l'on peut consommer et danser. Synon. bastringue (vx), estaminet, buvette, musette. Tenir une guinguette ; bal de guinguette. Une nouvelle bouffée de vent apporta les sons de l'orchestre de la guinguette, où l'on dansait encore le vieux quadrille (Murger, Scènes vie jeun.,1851, p. 138). Nous n'avons jamais dîné en banlieue ; cela nous changera. Ils entrèrent dans la première guinguette venue, et s'attablèrent dans une sorte de hall, au bord de l'eau (Arland, Ordre,1929, p. 315) : ... je suis allé au bal Perron, à la Barrière du Trône. Sept sous d'entrée, et on a droit gratis à vingt-cinq centimes de consommation; c'est une guinguette. Le joli mot que celui de guinguette, et comme il sonne bien à l'oreille. On a vu des guinguettes à l'opéra-comique, ou dans les estampes du xviiie siècle, ou chez Béranger. On s'imagine sur ce mot des minois futés, de petits bonnets bien ajustés, des tailles sveltes et pliantes. Toute la gaieté, toute la vivacité française et parisienne est là, n'est-il pas vrai? Eh bien, voici cette guinguette : une centaine de basses grisettes et cinquante drôlesses, qui sentent à une lieue Saint-Lazare et la préfecture de police. Taine, Notes Paris,1867, p. 44. Étymol. et Hist. 1. 1697 « café populaire » (Gongam ou l'Homme prodigieux, III, 2 ds DG) ; 2. 1718 « pied-à-terre à la campagne » (Ac.). Substantivation de l'adj. guinguet, -ette, issu, par assimilation des consonnes, de ginguet*. Pour d'autres dér. à valeur péj. formés sur giguer, ginguer (cf. gigoter étymol.), v. FEW t. 16, pp. 39-40 et guingois. Fréq. abs. littér. : 122. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 382. (TLFi) /

On y buvait un petit vin, produit des vignes dépendant du clos Guinguet ; c'est ce qui donna le nom de guinguettes aux endroits où on le débite. Aujourd'hui encore [fin XIX], par corruption, dans le faubourg, on dit : Allons boire un verre de guinglet ! (VIR-PAROUB) / Ginglet : XVIe, région parisienne : vin très vert, à faire danser les chèvres : vient de ginguer = danser (la gigue) ; les guinguettes apparues au XVIIIe lui doivent leur nom (MCC) / 1549, être en ses goguettes ; faire goghettes « faire ripaille », 1462 ; 1829 nom donné à société chantante (GR) /

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