emmerdant

date : 1857 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 38

emmerdant & l'emmerdant n., adj.

Ennuyeux, pénible, agaçant ; fortement problématique, grave, fâcheux, contrariant, dérangeant ; le fâcheux, l'ennui, l'inconvénient, ce qui pose problème

Synonyme : ennuyeux, problème, difficulté, ennui, embarras

1866 auteur en collaboration du Vicaire de Wakefield, pièce emmerdante s'il en fût 1866. Avertissements 1965 Je dis un bon petit million d'abandon de poste, au bas mot. Ils pourront pas chercher des histoires à une foule pareille. Un truc de guerre, c'est grave et emmerdant quand on n'est que quelques copains dans le coup. À un million, c'est de la rigolade. 1965. La débâcle 1937 Ils seraient à plaindre, s'ils n'étaient pas si emmerdants 1937. Bagatelles pour un massacre 1950 L'emmerdant chez lui, c'est qu'il profitait de l'absence des clients pour entrer chez eux, écluser tout ce qui lui tombait sous la main 1950. Ainsi soit-il 1954 six cents anti-tank… et le restant ; les « emmerdantes ». 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville 1978 Ah oui ! Je suis un mec pas possible ! Odieux, capricieux, difficile, emmerdant. 1978. Les garçons de passe - Enquête sur la prostitution masculine 1949 Et Douglas qui ne venait pas ! Ça, c'était emmerdant 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain 1936 [lecture d'une poésie martiale] Hein ! c'est jeté ça ! – Attends donc, tu vois bien que je n'ai pas fini. T'es emmerdant, tu sais ? 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient 1979 Tout ça pour ne pas porter une pile de sept kilos… D'accord, c'est emmerdant… Parce que c'est rectangulaire, quand on avait ça dans le dos, pour marcher et se baisser ! 1979. Chouf ! Ils ont laissé leurs 20 ans en Algérie. Aujourd'hui ils parlent. 1953 Tant qu'à choisir autant vaut-il crever le ventre plein que le ventre vide. Oui, mais l'emmerdant dans ce cas, c'est que pour faire partie des ventres pleins, on risque parfois d'abréger dangereusement sa vie. 1953. De la boue et des roses <10 citation(s)>

Trivial II.− Adj., péj. [Correspond à emmerder B] 1. [Avec l'idée d'embarras, de contrariété] a) [En parlant d'une pers.] Qui importune, dérange ou contrarie fortement quelqu'un. Quand son cafard le prenait il était plus emmerdant qu'une femme qui a ses affaires. Il avait la migraine, broyait du noir, était franchement insupportable (Cendrars, Main coupée, 1946, p. 24). b) [En parlant d'une chose, d'un événement, d'une situation] Qui cause du tracas, de la contrariété à quelqu'un : ... je suis agrégé depuis cinq minutes. − Hon! grogna le garçon... Moi je suis arthritique, voyez; c'est bien plus emmerdant, par ces temps orageux. Mais tout ça vaut mieux que d'être cocu, pas vrai? Magnane, La Bête à concours, 1941, p. 448. − Emploi subst. avec valeur de neutre. Vous en êtes-vous assez voulu de ce petit geste, hein? L'emmerdant, c'est que je n'ai pas été seul à le voir (Gide, Caves, 1914, p. 858). 2. [Avec l'idée d'ennui plus ou moins profond; surtout en parlant d'une chose] Un bouquin emmerdant. Les conférences, c'est aussi emmerdant à écouter qu'à faire (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 266). 1857 emmerdant part. prés. adj. « qui cause de l'ennui, du tracas » (Goncourt, Journal, p. 323 : C'est emmerdant). (tlfi:emmerdant) /

De emmerder (GR) /

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