bassiner

date : 1858 registre ancien : 7 registre moderne : 6 fréquence : 27

bassiner & bassiner qqun ; se bassiner ; être bassiné v.tr.

Ennuyer, agacer, importuner, tanner ; s'ennuyer ; être tourmenté ANG : to irritate

Synonyme : ennuyer, s'ennuyer

1927 Tiens, peau de fesse, […] voilà de quoi la payer, ton amende, ne nous bassine plus avec cette histoire 1927. Nouvelles aventures des Pieds Nickelés (suite), dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1950 Il commençait à me bassiner avec sa bonne femme 1950. Ainsi soit-il xxxx J'connais une ancienne rosière / Qui pour moi n'cesse d'en pincer / Si bien qu'l'année toute entière / Ell'ne fait que m'bassiner xxxx. En toutes saisons, dans Répertoire de romances - chansons et chansonnettes appartenant à Louis Marguerite (mss) 1964 Elle commence à me bassiner. J'ai besoin d'être tranquille, pas de l'avoir dans les pattes 1964. Folle à lier 2009 Les flics étaient particulièrement précautionneux avec les armes. On les bassinait tellement avec la sécurité […] qu'ils cherchaient toujours à en faire trop 2009. Sang d'encre au 36 1954 La grand-mère m'a escorté jusqu'au trottoir en me bassinant sur les usages dans le beau monde. 1954. Les portes de l'aventure 1911 Il m'est revenu que vous avez refusé la compagnie des deux condamnés de droit commun… –Jaspin ! c'est la vraie vérité, mais ça prouve, simplement, que j'aime mieux me bassiner en orphelin que de bouffer du mouton 1911. Le journal à Nénesse <7 citation(s)>

BASSINER, verbe trans. Fam. Ennuyer quelqu'un par des propos oiseux, des questions insistantes ou des requêtes sans cesse réitérées (cf. bassin2, bassinoire2) : Cependant les jours passèrent, et les courriers ne lui apportaient rien, ni des personnes à qui il avait écrit, ni de son oncle, à qui il n'osait récrire, crainte de le bassiner. Montherlant, Les Célibataires,1934, p. 812. Prononc. : [basine]. Étymol. ET HIST. − 1858 (L. Larchey, Les Excentricités de la lang. fr. en 1860, p. 377 : Bassiner : ennuyer, accabler quelqu'un de questions oiseuses ou indiscrètes). Mot d'arg. issu de bassiner « ennuyer », terme utilisé dans différents dial. (Anjou, Verr.-On.; Normandie, Moisy ; Suisse romande, Pat. Suisse rom.). Évolution de sens de bassiner « faire un charivari ; taper sur des ustensiles de cuisine pour ennuyer les jeunes mariés » (1807, J.-F. Michel, Dict. des expr. vicieuses, p. 19 : si vous vous remariez, on vous fera charivari trois jours de suite, et non pas, on vous bassinera), lui-même issu du m. fr. baciner « frapper sur un bassin de cuivre pour faire quelque annonce » (1414, Journal d'un bourg. de Paris, Michaud dans Gdf.), dér. de bacin « sorte de tambour » (début xiiies. Chev. au cygne, 7312 dans Gdf. Compl.), même mot que bassin1*. (tlfi:bassiner) /

Entrer dans les oreilles de qqun : on frappait autrefois sur un « bassin » ; même sens que : rompre la tête (AYN) / Usage dial. du verbe, au sens de « taper sur des ustensiles de cuisine, des bassines, etc., pour faire un charivari » (1807) ; cf., 1414, baciner « annoncer par des coups frappés sur une sorte de gong, de cuivre, appelé bacin » (déb. XIIIe) (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 105