empoté

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date : 1867 registre ancien : 6 registre moderne : 4 fréquence : 22

empoté & être empoté n., adj.

Être embarrasé, être maladroit, pas malin, pas dégourdi, idiot, malhabile, personne peu capable, gêné (par ses habits étroits)

Synonyme : maladroit, malhabile

1927 on est là comme des empotés et nous avons tout ce qu'il faut pour mettre les voiles 1927. Les Pieds-Nickelés en Amérique, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1942 Il se débrouille, dis-je. En prison, si on est pas trop empoté, on trouve toujours un petit filon… 1942. L'ombre du grand mur 1889 Chapuzot s'en va d'un air empoté ; il marche les jambes écartées et d'un pas saccadé, comme un pantin 1889. Le soldat Chapuzot 1917 Tout le monde à la besogne. Je ne veux pas voir un flemmard, pas un empoté : tu entends, Richomme ? C'est compris, Petitbru ?… Il faut qu'on m'ait relié tout ça dans une heure et demie. 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) 1978 L'homme de l'art consent un haussement d'épaules et porte son attention vers un Algérien qui arrive gêné, la main en sang : « Comment s'est-il fait ça, cet empoté ? » 1978. L'établi 1911 Espèce d'empoté, qu'est c'que vous attendez pour me servir ? 1911. Le retour de Manounou, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912) <6 citation(s)>

EMPOTÉ, ÉE, adj. Au fig. et fam. Gauche, maladroit dans les gestes, dans l'attitude. Une autre, empotée, avait amené ses deux mioches, qu'elle traînait à droite et à gauche, grelottant et pleurant (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 761). Ma femme s'éreinte au milieu de tous ces domestiques empotés qui ne la comprennent pas (CLAUDEL, Corresp. [avec Gide], 1899-1926, p. 125) : ... il y avait une quarantaine de bonnes (...) n'ayant encore servi nulle part, et gauches, empotées, le teint plombé, avec des mines sournoises et des yeux singuliers... MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 253. Emploi subst. Il s'en allait, poussé dehors par le personnel qui murmurait : « en voilà un empoté! on dirait qu'il ne sait pas où coucher. » (MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, M. Parent, 1886, p. 612). Tu me fais horreur, Guiscardon. Un jouet débile, un empoté dont on peut s'amuser un moment, puis on le casse, pour s'assurer de ce qu'il y a dedans (ARNOUX, Roy. ombres, 1954, p. 193). Prononc. et Orth. : []. Enq. : //. Ds Ac. 1835-1878. Étymol. et Hist. 1867 (DELVAU). Dér. de (main) pote « (main) gauche » (ca 1198, EVRAT, Genèse ds GDF.), emploi adjectival de l'a. fr. poe, pote « patte » (début XIIe s. St Brendan ds T.-L.), issu d'une racine préceltique *pauta « patte », les formes en -t- remontant à un *pautta dû soit à un redoublement expressif soit à l'influence de patte (FEW t. 8, p. 77 b). (tlfi:empoté) /

De em- (en-), et anc. adj. franç. ou dial. pot «engourdi, gros», d'où main pote «main gauche», d'un lat. pop. pautta «patte» (GR) / Comme si l'on était emprisonné dans un pot (Depras) /

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Signature Code 186