Nédélec (Claudine). « Marginalité et référence dans ''Le Dernier jour d’un condamné'' »

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Titre : Marginalité et référence dans Le Dernier jour d’un condamné
Auteur : Nédélec (Claudine)
Date : 1999
NbEditions :
EnLigne : grihl
NbMots :
Mots clés : Hugo ; Nédélec
Contributeurs : gb
Discussion

Nédélec : « Marginalité et référence dans Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo »

« Or l’anonymat est, depuis l’invention de l’écrivain (quelle que soit la date à laquelle on la situe) le signe d’une incapacité, qu’elle soit volontaire ou contrainte, ou un mixte des deux, à introduire dans le texte ce référent qu’est la personne physique et morale (comme disent les juristes) qui en est réellement la cause – bien que le lecteur sache, ayant l’objet sous les yeux, qui y fait en quelque sorte matériellement référence, que cette personne physique d’écrivain existe. »

Nédélec, Marginalité et référence dans Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo, 1999

Référence (1999)

  • 1999<-2007 - Claudine Nédélec. « Marginalité et référence dans Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo », Les dossiers du Grihl, mis en ligne le 14 novembre 2007 [texte de 1999 d'après la version en ligne].

Commentaire (1999)

  1. Voir la page consacrée à Hugo (Victor). Le dernier jour d'un condamné.
  2. Recyclage de fumeuses théories littéraires difficiles à digérer pour l'essentiel, style étouffant, à peu près rien sur l'argot ni sur la chanson, sauf un trop court paragraphe (43) où l'auteur, nous renvoyant à sa thèse non éditée, avoue n'en rien savoir : « D’où vient ce texte [la chanson] ? Mystère encore aujourd’hui : Victor Hugo n’a jamais dit en être l’auteur, il y a des fautes d’orthographe (corrigées dans la version “imprimée”), de versification, un contexte plutôt d’Ancien régime (la coiffure “à la fontange”, le placet apporté à Versailles, la pendaison), un argot un tout petit peu différent de celui qui est alors attesté par Vidocq par exemple… Il y a pourtant de grandes chances, me semble-t-il, pour que ce soit pure fabrication, à l’aide d’un dictionnaire d’argot – fabrication qui peut cependant fonctionner, à l’époque en tout cas, comme un document produit par le réel. Mais Vidocq en reprit (sans que Victor Hugo réagisse) le texte, avec le statut de document authentique anonyme, dans Les Voleurs. Physiologie de leurs mœurs et de leur langage, alors même qu’ironiquement, et décidément bien pervers, Victor Hugo parle d’une “sorte de littérature”… tout à fait marginale ! » (gb)


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