« Barbier et Royer : Cric, croc, doubleurs et mions, 1830 | DocumentsArgotiques | Le Gouêpeur et le voleur »
[D’après la version -texte et traduction- donnée dans Michel-Morin 1833.]
Lève les chasses, rembroque-moi, ma gonsesse,
De ma piquante rebouise ma coulange,
Je suis bien toc, mais du moins, je le bonique,
Je ne suis pas encore à refoncer le trac.
J’ai le coloris et le jactage un peu brusque,
L’trepicigot se raboule et se crampe,
Renauder, jacter, voilà mon habitange ;
Je suis lombel comme un loupion de sorgue.
Argot des voleurs.
Lève les yeux, regarde-moi, ma chère,
Viens de ma barbe admirer la couleur ;
Je suis bien laid, mais du moins, je l’espère,
Je ne suis pas encore à faire peur.
J’ai le ton brusque et la voix un peu rude,
Chacun ici me redoute et me fuit :
Crier, gronder, voilà mon habitude,
Et je suis gai comme un bonnet de nuit.
Traduction.
Lève les chasses se rencontre pour la première fois (?) dans Michel-Morin. Argot de théâtre, t.2, 1833 ; la chanson est ensuite reproduite dans Chabot 1835. Exploitée par DHAF qui la cite comme coméd. 1833 et (très probablement) comme malf. 1833 (jactage).
Noter aussi la liste des pages pointant ici :
Citer cette page → « anon. Lève les chasses (chanson argotique) », ABC de la langue française, < http://www.languefrancaise.net/Argot/LeveLesChasses > (contributeur(s) : gb ; version n°2 du 2010–03–18 ; consultée le 2013–04–19)
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