Kastell (Serge). Dictionnaire du français sous l'Occupation

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Titre : Dictionnaire du français sous l'Occupation
Auteur : Kastell (Serge)
Date : 2013
NbEditions : 1
NbMots : 2300
Mots clés : militaire ; argot ; occupation
Contributeurs : gb
Discussion

Kastell : Dictionnaire du français sous l'Occupation

Kastell, Dictionnaire du français sous l'Occupation, 2013

Référence (2013)

  • 2013 - Serge Kastell. Dictionnaire du français sous l'Occupation. Les mots de la Résistance, de la Collaboration, de la vie quotidienne. France-Belgique (1940-1945). Paris, Grancher, 2013. 493 pages. ISBN:2733912526 (Source : libraires)
kastell-dictionnaire-francais-sous-occupation-2013-000.jpg: 336x500, 36k (15 octobre 2013 à 08h04)

Commentaire (2013)

  1. Compte-rendu Joël Drogland sur Clio(valider les liens) : « Il ne s’agit pas d’un dictionnaire historique de la France et de la Belgique sous l’Occupation, mais bien d’un dictionnaire du français, proposant, en plus de 2300 entrées, des mots et des expressions utilisés sous l’Occupation. Les sources de cette étude sont constituées par les archives, les journaux d’époque, la littérature clandestine ou légale, les souvenirs publiés après la guerre, les chansons, les films documentaires ou de fiction etc. […] Chaque entrée s’articule dans un ordre méthodique présenté en début d’ouvrage. D’abord un ou plusieurs identifiants sociologiques (qui précise s’il s’agit d’un élément du vocabulaire de la Résistance, de la Collaboration, de la vie quotidienne, et souvent si ces identifiants doivent être combinés : il peut alors s’agir du vocabulaire politique de la Collaboration ou d’un terme propre aux cheminots résistants etc.) ; ensuite une glose explicative parfois augmentée d’une glose étymologique et de précisions sur l’identité de l’utilisateur (par exemple un terme emprunté au jargon des maquisards) ; sont ensuite précisées, dans la mesure du possible, les lieux, dates et sources du terme ; puis viennent une ou plusieurs références et citations avec le ou leurs auteurs ; parfois enfin quelques précisions restituant le contexte historique immédiat. […] Les 2300 entrées de ce dictionnaire concernent le vocabulaire de la vie quotidienne en France et en Belgique occupées, le vocabulaire spécifique et technique de la Résistance, celui des passeurs et des convoyeurs, des parachutages, des agents de liaison, des transmetteurs radio etc. ; le vocabulaire politique et administratif, l’argot des maquisards,des prisons, des miliciens, des volontaires français contre le bolchevisme, de l’armée, le vocabulaire de la résistance communiste, celui des détenus, de la détention et de la torture, sans oublier l’infinie richesse du vocabulaire qui qualifie l’occupant ! »
  2. Présentation éditeur : « Aujourd’hui plutôt influencée par la terminologie anglo-saxonne, la langue française a pourtant connu un précédent de transformation rapide dont on parle peu : l’invasion allemande, de 1940 à 1944. Le Dictionnaire du français sous l’Occupation, travail absolument unique, présente en plus de 2 300 entrées un véritable continent englouti que l’auteur, au terme d’une dizaine d’années de recherches, exhume pour nous. Il y a eu bien entendu l’argot de la Résistance, issu de la clandestinité et du besoin de ne pas être clairement compris. Mais le jargon de la Collaboration, et les mots inventés pour parler de la vie quotidienne à l’heure de Vichy, ne sont pas moins riches. S’appuyant à la fois sur des témoignages et sur le dépouillement d’archives, de journaux d’époque, de littérature clandestine ou encore de chansons, ce dictionnaire vous surprendra à chaque page : connaissiez-vous, par exemple, les sauterelles (fusils-mitrailleurs) ou les guitares (postes émetteurs)? Ces mots ou expressions oubliés seront une source incomparable de surprises pour les historiens, les scénaristes, les écrivains et tous les amoureux de notre langue... Serge Kastell est professeur d’histoire en Bretagne. Il est également passionné par la lexicographie. »

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